Commonwealth Air Training Plan Museum
Brandon, Manitoba

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Les ailes de la liberté

 

 

Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth www.airmuseum.ca

Le Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth est le seul musée au Canada dédié uniquement à la préservation de l'histoire et des artefacts liés au Programme d'entraînement aérien du Commonwealth (PEAC) appelé aussi le « Programme », en vigueur de 1939 à 1945.

Les extraits suivants permettront au lecteur de mieux saisir le bien-fondé de la création du Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth et son importance à l'échelle provinciale, nationale et internationale.

Dans les années 1930, le régime nazi en Allemagne était sous la dictature d'Adolf Hitler. Les forces armées allemandes étaient obligées de mettre à exécution le plan d'Hitler, tel que défini dans son ouvrage intitulé Mein Kampf, visant à dominer l'Europe et le monde entier. Les militaires ont fait usage de la force pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire de l'Europe, alors que la Grande-Bretagne, la France et d'autres pays tentaient de le calmer. Pourtant, il a poursuivi son invasion incessante, un pays après l'autre. Il blâmait les Juifs, et tous les autres non Aryens, pour toutes les misères de l'humanité; c'est ainsi qu'il s'est lancé dans une campagne d'emprisonnement, de torture et d'extermination des personnes qui ne répondaient pas à ses critères de pureté de la race et à ses croyances.

Les agissements d'Hitler ont enflammé le reste du monde occidental. Il fallait y mettre un frein. On lui lança un ultimatum : s'il mettait ses menaces d'envahir la Pologne à exécution, dans le but d'avoir un libre accès au port polonais de Danzig, alors la Grande-Bretagne et la France déclareraient la guerre à l'Allemagne. La menace n'a en rien fait fléchir la détermination d'Hitler qui a envahi la Pologne le 1er septembre 1939. La Grande-Bretagne et la France sont entrées en guerre le 3 septembre, suivies par le Canada le 10 septembre.

On savait depuis longtemps que la prochaine guerre se jouerait, dans une grande mesure, dans le ciel. La puissance aérienne de l'Allemagne était bien en avance sur celle des autres pays, et le Commonwealth était très conscient de la nécessité de développer rapidement ses ressources pour les frappes aériennes.

Histoire de la création du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth

La Première Guerre mondiale avait jeté les bases du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth (PEAC) au Canada. Les deux tiers des 21 000 Canadiens qui ont servi dans l'aviation britannique lors du premier conflit mondial avaient été recrutés par le truchement du Royal Flying Corps/Royal Air Force (RFC/RAF) du Canada, un organisme de recrutement et de formation établi au Canada mais dirigé à partir de Londres sous le commandement d'un officier britannique.

Le PEAC tire son origine de la détermination d'avant-guerre des besoins stratégiques de la RAF. La RAF avait entrepris sa reconstruction comme elle l'avait fait durant la Première Guerre mondiale, alors qu'une grande partie de ses équipages d'aéronef provenait d'ailleurs qu'en Grande-Bretagne. Les candidats étaient sélectionnés et entraînés dans leurs pays d'origine, puis arrivaient en Grande-Bretagne avec leurs titres de pilotes pleinement qualifiés pour se placer sous le commandement de la RAF. Pour la Deuxième Guerre mondiale, toutefois, le Canada avait insisté pour que les pilotes canadiens soient réunis sous le commandement de l'Aviation royale canadienne (ARC).

Le 17 décembre 1939, une entente était signée entre le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada sur la formation des pilotes et des membres d'équipage des aéronefs au Canada en vue de servir éventuellement outre-mer. Le gouvernement canadien a convenu de construire une soixantaine d'écoles d'entraînement aérien entièrement neuves et d'agrandir 20 petites installations existantes. L'ARC fournirait ainsi les bases d'entraînement pour soutenir le PEAC.

Le PEAC poursuivait les objectifs suivants :

- former les pilotes et le personnel au sol dans le cadre de l'effort concerté du Commonwealth en vue de défaire les puissances de l'Axe (l'Allemagne et l'Italie);

- utiliser les installations canadiennes pour ce programme d'entraînement. Le Canada abondait en grands espaces, présentait de bonnes conditions pour l'aviation et se trouvait à une bonne distance du théâtre de la guerre;

- devenir un lieu de rencontre et d'entraînement pour les Canadiens, les Britanniques, les Australiens, les Néo-Zélandais et les autres effectifs du Commonwealth, et tous ceux et celles qui avaient fui l'Europe occupée.

Portée du PEAC

À l'origine, le « Programme » devait comprendre trois écoles préparatoires d'aviation, 13 écoles élémentaires de pilotage, 16 écoles de pilotage militaire, 10 écoles d'observation aérienne, 10 écoles de bombardement et de tir, 2 écoles de navigation aérienne et 4 écoles de radionavigation. Les divers bâtiments auxiliaires servant au recrutement, à la formation, à l'entretien et à l'administration a porté le nombre total à 74 écoles et unités. Toutes les unités du programme initial, à l'exception de trois écoles de bombardement et de tir, étaient opérationnelles dès la fin de septembre 1941, soit sept mois plus tôt que prévu. L'année 1941 a vu l'achèvement de 1 218 bâtiments de divers types et l'ouverture de 28 nouvelles écoles.

Les changements apportés par le PEAC ont été aisément absorbés. En juillet 1940, le gouvernement canadien acceptait la proposition des Britanniques de transférer 14 écoles de la RAF au Canada. L'année suivante, la RAF indiquait qu'elle souhaitait déménager encore plus d'écoles, portant leur nombre à 35, en plus de quatre unités d'entraînement opérationnel et du Dépôt des effectifs no 31. En vertu d'une nouvelle entente signée en juin 1942, la date à laquelle le PEAC devait prendre fin, soit mars 1943, a été prolongée jusqu'en mars 1945. Le PEAC a atteint son apogée à la fin de 1943 avec 73 écoles d'aviation du PEAC et 24 écoles de la RAF en opération, appuyées par 184 unités auxiliaires. Au déclenchement de la guerre en 1939, le Canada comptait au total 4 061 effectifs dans l'ARC. Au plus fort des hostilités, en 1944, on comptait 253 000 membres enrôlés dans l'ARC.

Durant ses cinq ans d'existence, le Programme comptait près de 360 unités et écoles en opération dans environ 230 sites, sans compter les terrains d'aviation de relève. Le Programme a surpassé toutes les attentes : 131 553 équipages d'aéronef provenant de quatre pays ont été formés, en plus des 44 000 membres du personnel au sol, y compris environ 17 000 dans le Service féminin. Bien que le but et l'exploit du PEAC étaient d'entraîner les équipages d'aéronef, cet entraînement n'aurait pas pu être réalisé sans le personnel au sol. En règle générale, on admettait volontiers qu'il fallait dix personnes au sol pour en maintenir une en vol. La formation du personnel au sol était aussi rigoureuse que celle des aviateurs mais souvent moins valorisée par la population en général. L'équipe au sol était formée notamment de mécaniciens de moteurs d'avion (ajusteurs) et de mécaniciens de cellules d'aéronef (monteurs), de techniciens aux instruments, de personnel administratif, de mécaniciens et de conducteurs de véhicules, de cuisiniers, de policiers et de quelques autres travailleurs de métiers et de formations professionnelles diverses. Plus de 100 nouveaux terrains d'aviation ont été aménagés et bien d'autres ont été améliorés et agrandis.

Sur le plan de la main-d'œuvre requise, des délais d'exécution et des dépenses, la mise en place du Programme a dépassé en importance celle du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP). La réussite de cette entreprise a été soutenue par les entrepreneurs, les aéroclubs, des organismes gouvernementaux canadiens ainsi que par les gens ordinaires. Après la guerre et encore aujourd'hui, l'héritage laissé par le PEAC est utile au Canada.

Les réalisations ont été nombreuses et impressionnantes :

Construction de quelque 8 300 bâtiments, parmi lesquels 700 étaient des hangars ou des installations de type hangar; les dépôts de carburant ont entreposé plus de 26 millions de gallons;

Installation d'environ 480 kilomètres (300 milles) de conduites d'eau et d'autant d'égouts collecteurs, ce qui a nécessité l'excavation de 1 530 000 mètres cubes de terre (2 millions de verges cubes);

Achèvement de 100 usines de traitement et d'élimination des eaux d'égout, et de 120 postes de pompage;

Production de vapeur approchant 80 000 horsepower (chevaux-puissance);

Installation de plus de 3 200 kilomètres (2 000 milles) de lignes électriques et de 856 kilomètres (535 milles) de câbles électriques souterrains, desservant une charge raccordée au réseau électrique de plus de 80 700 horsepower (chevaux-puissance).

Coûts associés au PEAC

Les chiffres prévus initialement au budget du Programme, totalisant 600 millions de dollars pour la durée de trois ans, ont rapidement été balayés au début de l'été 1941 lorsque le ministre de l'Aviation a estimé que les frais partagés pour tous les pays au 31 mars 1943 (date de renouvellement de l'entente) s'élèveraient plutôt à 824 millions de dollars, en plus des 28 millions requis pour compléter l'entraînement des élèves en formation avancée. Voici une ventilation approximative de l'estimation de 824 millions de dollars :

(a)Contributions non financières du Royaume-Uni (aéronefs, moteurs et pièces de rechange) -----------------------------------------------------------------------------194 000 000 $;

(b)Canada seulement - coûts liés au recrutement et aux dépôts des effectifs, à la formation préparatoire et élémentaire des élèves canadiens --------------------------------------------------------120 000 000 $;

(c) Coûts partagés par le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande (formation avancée) ------------------------------------------------------------------------------510 000 000 $;

Total ----------------824 000 000 $.

Le coût final du PEAC a atteint un total de 2 231 129 039,26 $, auquel le Canada a participé à la hauteur de 1 617 958 108,79 $.

Le premier ministre britannique, sir Winston Churchill, dira plus tard que le Programme a été la plus grande contribution canadienne à la victoire des Alliés, lors de la Deuxième Guerre mondiale. Le PEAC a valu au Canada le titre d'« aérodrome de la démocratie », accordé par le président des États-Unis, Franklin Roosevelt. En 1945, l'Aviation royale canadienne était devenue la quatrième plus importante force aérienne au monde.

Établissements de formation du Manitoba

École centrale de navigation no 1 - Rivers

École de pilotage militaire no 10 - Dauphin, avec des terrains satellites à North Junction et Valley River

École de pilotage militaire no 12 - Brandon, avec des terrains satellites à Chater et Douglas

École de pilotage militaire no 17 - Souris, avec des terrains satellites à Hartney et Elgin

École de pilotage militaire no 18 - Gimli, avec des terrains satellites à Netley

École de pilotage militaire no 33 - Carberry (RAF), avec des terrains satellites à Oberon et Petrel

École de radionavigation no 3 - Winnipeg

École de bombardement et de tir no 7 - Paulson

École de bombardement et de tir no 3 - MacDonald

École d'observation aérienne no 5 - Winnipeg

École d'observation aérienne no 7 - Portage La Prairie

École élémentaire de pilotage no 14 - Portage La Prairie

École élémentaire de pilotage no 19 - Virden

École élémentaire de pilotage no 26 - Neepawa

Dépôt des effectifs no 2 - Brandon

Dépôt de matériel no 7 - Winnipeg

Dépôt de réparation no 8 - Winnipeg

Quartier général du commandement de l'instruction no 2 - Winnipeg

Legs du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth au Manitoba

À la fin de la guerre, bon nombre des bases d'entraînement ont été converties à des fins civiles, offrant ainsi au Manitoba un plus grand nombre de terrains d'aviation que cette province n'aurait eu si le PEAC n'avait pas existé.

L'ensemble des installations pour l'entraînement a modifié à tout jamais les conditions sociales et économiques de plusieurs collectivités. À titre d'exemple, l'arrivée de plus de 1 500 stagiaires et membres du personnel revêtait de l'importance dans des villes comme Virden, Neepawa, Souris, etc. Des centaines de bâtiments du PEAC ont été transformés en salles communautaires, en pistes de hockey, en logements et en centres d'affaires.

Legs national

Comme la formation a réuni des jeunes hommes et femmes de toutes les régions du Canada, cela a probablement été l'une des plus grandes forces unificatrices de notre histoire.

LE MUSÉE DU PROGRAMME D'ENTRAÎNEMENT AÉRIEN DU COMMONWEALTH

Le Musée a vu le jour en 1980 lorsqu'un groupe dirigé par Ed Baker s'est inquiété de la vente à des intérêts étrangers de plusieurs avions-écoles qui étaient la propriété de Wes Agnew, de Hartney, au Manitoba. Monsieur Agnew était instructeur de vol de l'ARC dans le cadre du PEAC et il souhaitait la création d'un musée en l'honneur des hommes et des femmes ayant suivi l'entraînement durant le Programme. Le groupe s'est entendu avec M. Agnew, et ses cinq avions ont formé le noyau autour duquel le Musée a été créé.

Le Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth a été constitué en société dans la province du Manitoba le 4 mars 1981, à titre d'organisme de bienfaisance sans but lucratif, enregistré auprès de Revenu Canada le 1er novembre 1981 comme organisation caritative avec le numéro d'inscription 10106 9029 RR 0001.

Le Musée a ouvert ses portes en 1981 dans le hangar no 1 de l'aéroport de Brandon. Situé à 1,6 kilomètre (un mille) au nord de la ville, le terrain d'aviation était autrefois le site de l'école de pilotage militaire no 12 exploitée par le PEAC durant la Deuxième Guerre mondiale.

La construction de l'école, dans laquelle se situe le Musée, a débuté en novembre 1940. Elle a été achevée et prête à recevoir les apprentis pilotes militaires dès le 10 mai 1941. Le hangar était l'un des cinq bâtiments de l'école de pilotage militaire no 12 et il servait à entreposer l'avion Cessna Crane utilisé pour l'entraînement des pilotes.

Le hangar a été désaffecté le 30 mars 1945.

Le mandat du Musée est de recueillir, de préserver, de restaurer et de présenter les artefacts du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth (PEAC), et de commémorer les 18 039 personnes qui ont donné leur vie à l'ARC entre 1939 et 1945.

Durant les années de formation, un effort concerté a été déployé par les bénévoles en vue de récupérer et d'entreposer plus de cinquante cellules et des centaines de pièces de divers aéronefs dénichées dans des fermes des Prairies. Grâce à cette collecte de pièces, le Musée a pu reconstruire plusieurs aéronefs et saura tirer parti de ces « archives » comme source de matériel de restauration pour les années à venir.

De nos jours, l'aéroport est administré par la Ville de Brandon, alors que les locaux du Musée sont loués à l'administration municipale en vertu d'un bail à long terme à peu de frais. Les aéronefs du Musée ont accès aux pistes de l'aéroport pour des activités de vol.

Le financement de démarrage pour le Musée a été assuré par les membres fondateurs et par les dons de particuliers et de clubs philanthropiques. En 1984, une subvention « Destination Manitoba » a permis au Musée d'améliorer ses locaux et d'obtenir les titres de propriété de plusieurs avions-écoles.

Une cérémonie s'est déroulée le 4 juin 1984 pour reconnaêtre le Musée comme monument à la mémoire de tous les membres des forces aériennes canadiennes qui ont perdu la vie en entraînement et au front durant la Deuxième Guerre mondiale.

Dès l'ouverture du Musée, des gens ont commencé à donner d'autres artefacts ayant servi durant l'entraînement et les activités outre-mer.

Parmi les grandes réalisations du Musée se trouve un album commémoratif renfermant le nom et une courte biographie de chacun des aviateurs canadiens, hommes et femmes, décédés en entraînement et au front durant la Deuxième Guerre mondiale. Y figure également le nom des aviateurs originaires d'autres pays qui sont décédés pendant leur service dans l'ARC. L'album contient plus de 18 000 biographies et est affiché dans la chapelle du Musée. Les exemplaires de la première édition, publiés en 1992, ont tous été vendus, et la deuxième édition a été imprimée en 1996.

MISSION

Notre mission consiste à commémorer le Programme d'entraînement aérien du Commonwealth en racontant son histoire, en préservant ses artefacts et en rendant hommage aux 18 000 membres de l'ARC qui ont donné leur vie durant la Deuxième Guerre mondiale.

BUT

Notre but est de raconter au monde l'importance du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth et de le situer dans l'histoire en :

fournissant un lieu propice pour faire la découverte des artefacts de cette époque avec des moyens visuels, audio et tactiles;

collectionnant, en préservant et en restaurant les artefacts de cette époque et en les présentant de façon à susciter la réflexion et à en conserver le souvenir. Ainsi, le Musée est un monument à la mémoire de tous les membres du personnel de l'ARC qui ont servi durant la Deuxième Guerre mondiale de 1939-1945.

Le Musée est entièrement dédié à la préservation de la mémoire du Programme. Nous préservons la mémoire de tous les intervenants du Programme, y compris les équipages d'aéronef, le Service féminin de l'ARC, les infirmières militaires, le personnel au sol et les civils. Nous nous nous centrons sur l'humain, par exemple au moyen de l'album commémoratif, de la chapelle, des effets personnels, des photographies, etc. En outre, nous disposons d'éléments mécaniques, par exemple des aéronefs statiques et volants, des moteurs, des véhicules motorisés et d'autres artefacts liés à l'entraînement.

Comme nous l'avons indiqué, nous considérons que l'histoire est aussi importante que l'inventaire, c'est pourquoi plusieurs des intervenants actuels ont pris part au Programme, par exemple des anciens combattants et du personnel civil. L'installation et les artefacts font partie de l'histoire; ce ne sont pas des reconstitutions.

Nous représentons pour la communauté mondiale une ressource d'information complète sur l'histoire du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth et une réserve d'objets s'y rattachant.

PHILOSOPHIE

La philosophie du Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth consiste à raconter la véritable histoire du PEAC en toute objectivité dans le but de préserver la mémoire et l'histoire du Programme.

Nous avons à cœur la création et le maintien d'un musée où :

- les bénévoles sont heureux de travailler et deviennent les ambassadeurs du Musée;

- les visiteurs se sentent les bienvenus et quittent avec une meilleure compréhension du Programme, particulièrement des raisons pour lesquelles le PEAC a été créé et de l'effort de guerre;

- tous les intervenants sont satisfaits de leurs interactions avec nous.

COMPÉTENCE DISTINCTIVE

Le Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth est le seul musée dédié uniquement au Programme d'entraînement aérien du Commonwealth (1939-1945). Il agit à titre commémoratif et est exploité par un groupe de bénévoles très motivés, dont plusieurs vétérans.

LA COLLECTION

Artefacts

Le hangar qui abrite le musée est un artefact du Programme en soi; il accueille de nombreux objets qui ont été donnés par des gens de partout au Canada, des États-Unis, de l'Angleterre, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. La collection compte désormais plus de 10 000 artefacts, notamment des photographies, des uniformes et des vêtements, des documents personnels, des registres, des magazines, des outils, de l'équipement, des insignes professionnels, des médailles et une foule d'autres objets ayant servi dans le cadre du Programme et des activités outre-mer.

« Livre de barbier »

Le livre renferme plus de 22 000 noms et signatures d'aviateurs qui se sont fait couper les cheveux durant leur passage au dépôt des effectifs no 2, à Brandon. Une copie du livre peut être consultée par les visiteurs.

Aéronefs

Quatorze aéronefs sont présentés au Musée. Les appareils Auster, Harvard, Cornell et Stinson HW-75 sont en état de navigabilité; un Cessna Crane et un Tiger Moth sont en cours de restauration. Huit autres types d'avions-écoles sont en exposition statique avec une collection de divers types de moteurs. Un Link Trainer restauré (ancien simulateur de vol) est également exposé.

Véhicules - ARC - années 1940

Voiture d'état-major, véhicule incendie aéroportuaire à six roues motrices, camionnette d'une demi-tonne, tracteur Ford pour terrain d'aviation, Jeep. Avion ravitailleur en cours de restauration.

Installations

Les aéronefs et les véhicules sont entreposés dans un hangar authentique non chauffé, comme à l'époque de la guerre, d'une superficie de 1 765 mètres carrés (19 000 pieds carrés). Les autres artefacts sont exposés dans un bâtiment chauffé de deux étages, d'une superficie de 186 mètres carrés (2 000 pieds carrés). Le Musée compte également un atelier chauffé de restauration des aéronefs (279 mètres carrés [3 000 pieds carrés]) et un entrepôt de 74 mètres carrés (800 pieds carrés). On y trouve aussi une boutique de souvenirs.

Chapelle

Dans le silence de la chapelle, les visiteurs peuvent examiner l'album commémoratif « THEY SHALL GROW NOT OLD » (Ils ne vieilliront pas), lire les télégrammes « Nous sommes au regret de... », visionner les photographies de nos aviateurs morts au combat et respecter quelques minutes de silence à la mémoire de ces jeunes Canadiens et Canadiennes qui ont donné leur vie au nom de la liberté.

FONCTIONNEMENT ET ADMINISTRATION

Personnel

Le Musée fonctionne grâce au travail de 40 bénévoles de la région, d'un directeur administratif, d'un agent financier et de un à trois employés à temps partiel (étudiants durant l'été), au besoin.

Organe directeur

Douze administrateurs sont élus par les membres.

Membres (2007)

Plus de 900 membres de partout au Canada, des États-Unis, d'Angleterre, d'Australie, d'Europe, de Nouvelle-Zélande et d'autres pays du monde.

INFORMATION SUR LE MUSÉE

- Ouvert tous les jours, sauf à Noël.

- Possibilité de visites guidées. Importance particulière accordée aux visites guidées pour les écoliers, les clubs 4-H, les groupes religieux, les Scouts et les Guides.

- Visites en dehors des heures d'ouverture sur rendez-vous.

- Atelier ouvert au grand public. Possibilité d'assister à des travaux de restauration.

- Un aéronef disponible pour les événements spéciaux et les spectacles aériens.

- La chapelle abrite l'album commémoratif et des souvenirs donnés par les familles des aviateurs et des aviatrices décédés en entraînement ou durant les activités outre-mer.

CAMPAGNE DE MOBILISATION DE FONDS « AU-DELÀ DU DEVOIR »

Le président de la campagne de financement, Bob Mazer, la coprésidente, Lori Dangerfield, et le président sortant, Reg Forbes, sont heureux d'annoncer que le Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth de Brandon a lancé une campagne de financement en 2004 intitulée « ABOVE AND BEYOND » (Au-delà du devoir), afin d'agrandir et d'aménager les installations historiques et uniques du Musée. En 1939, le Programme comptait à l'origine une force aérienne de 4 000 personnes; au plus fort des hostilités, en 1944, il en comptait 253 000, faisant de l'ARC la quatrième plus grande force aérienne au monde. Le PEAC était un lieu de rencontre et d'entraînement pour les Canadiens, les Britanniques, les Australiens, les Néo-Zélandais et les autres membres du personnel du Commonwealth, et pour ceux et celles qui avaient fui l'Europe occupée - tous des volontaires. Il est important que l'histoire du Programme soit racontée aux générations qui nous suivent.

La campagne présente une structure en cinq divisions, chacune dirigée par un président, pour faire la promotion de l'histoire du Programme, et ciblant des groupes et des particuliers qui sont liés à cette histoire. Il est possible de manifester son soutien de plusieurs façons. En plus des dons en espèces ou autres liquidités, on peut faire des dons de services et produits, des legs, des dons par anticipation, etc. Des reçus aux fins de l'impôt sont émis. Voici les cinq divisions de reconnaissance :

Amis Moins de 1 000 $

Bronze - De 1 000 à 4 999 $

Argent - De 5 000 à 24 999 $

Or - De 25 000 à 49 999 $

Platine Plus de 50 000 $

Le nom des donateurs figurera sur un mur de reconnaissance accessible au public. Cette campagne a suscité un intérêt dans toutes les régions du Canada et à l'étranger. Même si les projets de préservation, d'agrandissement et d'amélioration seront réalisés au fil du temps, la Phase 1 est en cours à un coût estimé à 2,6 M$.

« Une nation sage conserve ses dossiers, entretient ses monuments, décore la tombe de ses morts illustres, restaure ses grands bâtiments publics, et encourage la fierté nationale et l'amour du pays en se référant continuellement aux sacrifices et aux gloires du passé. » - Joseph Howe, 31 août 1871

Livres portant sur le PEAC

Aerodrome of Democracy - Hatch

Wings For Victory - Dunsmore

The Plan - Williams

Training For Victory - Conrad

Behind The Glory - Barris

The Royal Canadian Air Force, a pictorial history - Winton

Autres lectures suggérées sur l'ARC pendant la Deuxième Guerre mondiale

Aircrew memories - AirCrew Association, Vancouver Island Branch

Memories On Parade - Wartime Pilots & Observers

THEY SHALL GROW NOT OLD - Allison et Hayward

Pour plus d'information

Adresse postale :

Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth

C. P. 3, Grp 520, RR5

Brandon (Manitoba) R7A 5Y5

Téléphone : 204-727-2444

Télécopieur : 204-725-2334

Site Internet : www.AirMuseum.ca

Courriel : Airmuseum@mts.net

Le Musée du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth de Brandon, le Musée du costume du Canada, à Winnipeg, le Musée de l'agriculture du Manitoba, à Austin, le village patrimonial mennonite, à Steinbach, le New Iceland Heritage Museum, à Gimli, le Western Canada Aviation Museum, à Winnipeg, et le Musée de Saint-Boniface, à Winnipeg, ont tous eu l'honneur d'être désignés par le gouvernement provincial « Musées Signature du Manitoba ». Cette désignation vise des musées sélectionnés qui présentent des collections spéciales et affichent le potentiel d'accroître le tourisme patrimonial.

 

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