Des racines profondes, l’éco-tourisme avant le temps
Omer Desmarais, l’arrière-grand-père de Patrice Fortier, fabrique pour la chasse au canard ses propres avirons, rames, raquettes, mocassins et canards de bois. Lorsqu’il est nommé gérant du Club de pêche et de chasse de l’île du Fort (dont il devint propriétaire), il gagne aussi sa vie en organisant des excursions de pêche sur le lac Saint-Pierre, de loisirs et d’affaires à Sorel, au Chenal du Moine, à Nicolet et à Trois-Rivières.
En accord avec la nature, il suit le rythme des saisons
Décembre, janvier, février : Pêche à la ligne dormante sous la glace, tandis que son épouse répare les filets de pêche.
Mars et avril : Fabrication du sirop d’érable.
Mai à août : Pêche au doré, au brochet, à l’anguille.
Septembre à novembre : Chasse au canard.
Parmi les plats cuisinés, la fameuse gibelotte où la perche ou la barbotte sont cuites avec de nombreux légumes et aromates. Pour les palais plus sucrés, la gelée de pimbina. Patrice Fortier se souvient des cueillettes automnales de pimbina avec ses grands-parents et sa cuisson qui attaque le nez et les yeux tant le fumet est piquant. Mais le résultat est unique et délicieux !
Comme son aïeul Omer, Patrice fait découvrir aux gens ce que la nature a à offrir, comment s’en servir et comment consommer ses produits de façon responsable. Grâce à lui le Kamouraska peut offrir, d’année en année, une production maraîchère de plus en plus diversifiée et intéressante.


