Découvrir les Pêcheries Ouellet
Produit par le Musée de la mémoire vivante.
Moi puis mon frère, Bernard, on a acheté de notre oncle les Pêcheries là. C’était en 1986, à notre compte. Puis au fur des années, bin on a expansionné là. On vend, asteure, aujourd’hui on vend plus aux détails qu’autrefois on vendait en gros. Là on fait plus de la transformation. Autrement dit, toute notre pêcherie est transformée ici et vendue ici au comptoir et en gros dans la restauration, les épiceries, un peu partout au Québec.
Nous autres, quand qu’on commence à monter, on plante nos poteaux le début mai, OK. On plante ça d’avance parce que c’est pour qu’il y aille beaucoup de marée pour solidifier, pour pas que ça, qu’il y ait des tempêtes, puis ça arrache là. On met ça d’avance. Rendu au mois septembre, on met les cordages, les coffres et le filet, le mois de septembre, pour pêcher le mois d’octobre. Et, aujourd’hui asteure, réchauffement climatique, on pêche jusqu’au 15 de novembre. Autrefois, là, il n’y avait plus d’anguilles à la fin de mois d’octobre, parce qu’elle était toute passée. Là l’eau est plus chaude, elle passe un petit peu plus tard, l’anguille. C’est pour ça qu’on démontre nos pêches à partir de mi-novembre.
Nous autres on transforme soit produits fumés, marinés ou à l’état frais. Euh fumer, bin c’est toute fumée à la bûche d’érable. J’ai deux sortes de fumoir, : fumoir chaud, fumeur à froid. C’est toute fumée artisanale. Ça veut dire nous autres on fume avec la bûche d’érable. Pas au bran de scie, à la bûche d’érable. Même à froid on fume à bûche d’érable, ça il y a personne qui font ça, c’est toujours au bran de scie mouillé qui font. Puis c’est pas le même goût à la bûche d’érable. Puis la chaleur est contrôlée manuellement aussi là. Ça fait, ça fait un goût différent.
Quand qu’on transforme, c’est pas mal familial. Pas mal, pas mal. Même, regard. Ma conjointe fait de la cuisine, ma fille aussi, elle fait de la cuisine. Ils font des nouveaux produits, du prêt-à-manger. Ils font des sushis, font toutes sortes de choses. Nous autres, tandis que nous autres, moi, je fais des produits marinés. Mon frère, c’est fumé. Puis l’été, là, à tous les matins, on tranche le poisson fumé. C’est toujours frais du jour.