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Hommage au peuple Wolastoqiyik/Malécites

Protecteurs du Wolastokuk nourricier, d’hier à aujourd’hui

Épreuve albumine (avant 1865, Alexander Henderson) :

Sur la rivière, Saint-Pascal, avant 1865.

Les Wolastoqiyik – plus communément appelés Malécites par les non-Autochtones -, forment un peuple autochtone dont l’histoire est profondément liée à la vallée du fleuve Saint-Jean qui coule au Nouveau-Brunswick et dans le Maine. Leur nom, Wolastoqiyik, signifie « le peuple de la belle et généreuse rivière ». Avant l’arrivée des Européens, ils occupent le Wolastokuk, un territoire s’étendant au Québec de la vallée du Saint-Laurent jusqu’aux montagnes Blanches, dans l’actuel État du Maine aux États-Unis.

Aquarelle (août 1873, Anna Dawson Harrington) :

Chute sur la rivière du Loup, août 1873.

Au 17e siècle, période d’établissement des premiers colons d’origine française dans la région du Kamouraska, les Wolastoqiyik se nourrissent de ce que leur offre la nature. Les Wolastoqiyik ont développé, au fil des siècles, une relation profonde avec leur environnement, tirant parti d’une grande variété de ressources alimentaires en fonction des saisons. Les colons ont la chance de pouvoir profiter de leur expérience millénaire. La technique de la pêche à l’anguille, la transformation de la sève d’érable, les déplacements en raquettes l’hiver en sont quelques exemples.

Les ressources alimentaires en automne et en hiver

Épreuve albumine (avant 1865, Alexandre Henderson) :

Cerfs du Canada, avant 1865.

La viande étant une source importante de protéines et de graisses procurant énergie et confort pour la saison froide, les Wolastoqiyik pratiquent la chasse (orignal, cerf de Virginie, castor, lièvre, porc-épic, sauvagines et petits gibiers).

 

Les ressources alimentaires pendant la période printanière et estivale

Les rivières et les lacs sont de véritables garde-mangers. La pêche en eau douce permet de s’approvisionner en saumon, truite, anguille, esturgeon, etc. Puis, les mammifères marins tels que le loup-marin sont pêchés en eau salée.

Épreuve albumine (vers 1870, Alexander Henderson) :

Deux Autochtones dans un canot d’écorce, Ristigouche, vers 1870.

Les forêts et les plaines sont une source inépuisable de produits comestibles. La cueillette de baies (bleuets, framboises, fraises), noix, racines, pollens, fleurs, et herbes médicinales fait également partie du quotidien des Wolastoqiyik. L’agriculture permet la culture du maïs, des haricots et des courges dans des jardins aménagés.

Influence de l’environnement sur la culture

Ces activités ancestrales ont façonné le mode de vie et la culture du peuple Wolastoqiyik, riche en légendes, en savoirs traditionnels et expressions artistiques.  La vannerie sert à la confection de paniers et contenants aux motifs immémoriaux utilisés, entre autres, pour la conservation des aliments.

Les Wolastoqiyik ont développé au fil des siècles une relation profonde avec leur environnement, tirant parti d’une grande variété de ressources alimentaires en fonction des saisons. Cette alimentation, étroitement liée à leur mode de vie nomade, aura en retour façonné leurs habitudes culinaires et leur identité culturelle.

Profitez de l’entrevue vidéo, avec sa transcription complète.