De l’installation rudimentaire à la technologie de pointe
Souvent transmise de génération en génération, la pratique de la récolte de l’eau d’érable est emblématique de l’histoire du Québec. Au début de la culture acéricole, les installations sont rudimentaires. Inspirés par les Premières Nations, les colons qui exploitent les érables construisent chaque année une sorte de tente circulaire avec une ouverture centrale au toit afin de laisser échapper la fumée. Les chaudrons, au-dessus du feu, sous ces abris, sont à l’air libre.
Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle que les installations s’améliorent et deviennent permanentes. La cabane s’agrandit afin de recevoir le nouveau matériel, plus imposant. Elle est divisée en trois sections : le centre où on installe les bouilloires et le fourneau à sucre ; une remise à bois et une autre partie plus confortable pour cuisiner, manger, se reposer et se réunir. Près de la cabane, il y a une petite écurie pour le bœuf ou le cheval avec un espace pour le fourrage. Puis, il y a une petite installation qui sert de latrine ; la fameuse « bécosse » provenant de l’anglais « back house ».
De nos jours, les cabanes à sucre sont encore plus grandes et plus confortables. Certaines prennent une voie commerciale en se dotant d’une grande salle de réception pour offrir un service de restauration et permettre aux gens de vivre une expérience gastronomique unique tout en découvrant le processus de production du sirop d’érable dans une ambiance chaleureuse. Il est encore possible de savourer un menu de « cabane » à une table en bois habillée d’une nappe à carreaux rouge et blanche, de danser au son de la musique folklorique accompagnée de violonistes, d’accordéonistes, de joueurs de cuillère et de « musique à bouche », de voir quelques animaux de la ferme et de faire une promenade en voiture à cheval lors de notre sortie annuelle à la cabane à sucre.



