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Implantation dans le Kamouraska

Photo sépia d’un chantier forestier : cinq hommes posent dans environnement enneigé. Ambiance de dur labeur hivernal. Vêtements chauds, bottes hautes. Quatre des hommes ont des chapeaux, chacun tenant une gaffe de drave. Derrière : grande pile de billes de bois sur un traîneau.

La vie de chantier.

Photo en noir et blanc d’une cour à bois : nombreuses piles ordonnées de planches de bois. Arrière-plan : usine, haute cheminée, fumée, étendue d’eau, nombreuses billes de bois flottant. En arrière plan: arbres et de collines lointaines.

La cour à bois.

Tous les enfants ne pouvant s’établir sur la même terre, Jean-Baptiste Voyer, fils de l’ancêtre, sera le premier à s’établir dans le Kamouraska. Âgé de 23 ans, il achète une terre en 1789. Ayant le sens de l’entreprise, il doublera sa superficie quatre ans plus tard. Bien établi, il épouse Louise Dumais en 1795 à Rivière-Ouelle. Si Jean-Baptiste apporte une terre et un cheval dans la corbeille de noces, Louise n’est pas en reste avec, entre autres, une vache, trois moutons et un agneau. Avec ces biens, la famille pourra survivre et prospérer.

Photo sépia : haute tour à feu en métal, forêt hivernale, arbres dénudés.  Au sommet de la tour : petite cabine carrée avec fenêtres, une personne grimpant sur la structure est visible. Sol enneigé, quelques conifères. Ciel uniforme et clair. Bordure décorative.

Les indispensables tours à feu.

Quatre générations plus tard, Edgar Voyer, s’établit avec sa petite famille au Lac de l’Est, à Mont-Carmel, en 1925. À ce moment le lieu est un village forestier prospère à la frontière avec le Maine. En plus d’avoir une petite ferme, il innove dans la tradition familiale, travaillant comme pileur de bois dans la cour du moulin avant de devenir garde-feu de 1926 à 1939. Même à cette époque pas si lointaine, la vie n’est pas toujours facile et le lac, pourvoyeur de nourriture, peut être également meurtrier.

Le 13 décembre 1931, un couple est en visite au Lac de l’Est avec leur fille de 14 ans. Alors qu’ils s’aventurent sur le lac, la glace cède. Deux fils d’Edgar se précipitent pour leur venir aide. Ils sauvent le couple mais sont incapables de ramener la jeune fille qui se noie. En 2013, la municipalité de Mont-Carmel décernera un certificat à un membre de la famille Voyer pour souligner leur exploit.

Photo sépia : cheval tirant une charrette chargée de foin dans un champ. Homme assis sur le foin, tenant un manche. Autre homme travaille au sol avec une fourche. À gauche, une troisième personne près d’une pile de foin.

La récolte du foin.

Afin d’avoir une vie plus stable et de se rapprocher du village, Edgar Voyer s’installe sur une terre du Rang 6 à Mont-Carmel en 1938. Cependant, il continue de retourner au lac l’été jusqu’en 1960 environ pour labourer sa terre, faire les foins et s’occuper de ses animaux. C’est ainsi qu’il déménage à pied le printemps venu sur un trajet de plus de 30 km une partie de son troupeau du Rang 6 au Lac de l’Est et les ramène aux premières neiges.

Edgar est le premier de la famille à s’installer au Rang 6. Avec son épouse Alice Chénard, ils élèvent sept enfants dont Camille, qui mit à profit la terre familiale.