L’offre de La Société des Plantes
Produit par le Musée de la mémoire vivante.
Je suis vraiment au niveau du plaisir organoleptique, donc vraiment c’est une curiosité de gourmandise. Donc des choses qu’on ne retrouve pas à l’épicerie, qu’on va retrouver dans des livres anciens québécois, comme dans La cuisine raisonnée qui est le livre qui a été développé à Saint-Pascal de Kamouraska, à l’école classico-ménagère, bin tu sais on parle d’un pâté au salsifis. Bon, essayez de trouver des salsifis à l’épicerie, non, mais y en avait dans La cuisine raisonnée, donc il y avait des salsifis en circulation ou les gens en avaient dans leurs jardins. Donc c’est naturellement des produits que je vais aller chercher, qui font partie quand même de notre histoire culinaire. Donc c’est d’aller chercher le meilleur des deux mondes, la résistance et la vigueur et le bon goût, la beauté, les belles formes. Donc il y a comme un aspect très esthétique, très éthique, puis très, je dirais, agronomique là aussi là au niveau de de la santé, des cultures en santé, puis de rentabilité aussi parce que quand on va chercher dans les patrimoines anciens, bin le rendement n’est pas toujours au rendez-vous. On peut avoir une très grande qualité au niveau du plaisir des sens, mais moins de rendement en volume. Donc ça en fait un produit de niche.
Dans ce grand vent de changement là, il y a eu le lancement de l’agrotourisme, le volet les ateliers gourmands, l’ouverture d’une boutique sur place au public, donc rentrer dans un circuit plus officiel. Dans les ateliers gourmands, on suit le chemin de la graine jusqu’à l’assiette. Donc on a une partie dans le jardin où on parle de la partie de comment faire pousser ces plantes-là. Puis c’est quoi les ressources du mois. Donc c’est comme, à chaque mois, le contenu change. Il y a la partie gestion horticole, après ça, la partie récolte. Puis là, en cuisine, il y a des démonstrations et je sers le repas. Et la galerie végétale est un complément à cette offre agrotouristique-là.
J’aime beaucoup les dictons autochtones qui dit qu’on emprunte la terre à nos petits-enfants. Donc c’est aussi de laisser un endroit qui est plus diversifié et plus en santé que quand on l’a eu. Et donc je trouve, ça fait partie de notre mission d’être gardien du paysage, de conserver ou d’améliorer la diversité. On est responsable de l’écologie et de la beauté du paysage.