La boulangerie Leclerc
La rencontre des deux mondes
Nous sommes au comptoir. Les sandwiches, le riz frit japonais, les poke bowls et les sushis sont au menu. Un restaurant asiatique ? Non, plutôt une boulangerie kamouraskoise avec une inspiration de l’empire du soleil levant. Là où la tradition s’allie à l’innovation.
Le boulanger hier au Québec
Dès les premiers jours de la colonie en Nouvelle-France, le pain, avec les légumes, est un aliment de base. Étant donné son importance, le boulanger est l’un des premiers artisans à s’établir. Son lieu de travail est principalement en la ville et il doit pouvoir répondre à la demande à tout moment.
Le boulanger utilise un four à pain. En plus de la cuisson du pain (le four met toute une journée à refroidir), d’autres plats peuvent être cuits : tartes, brioches et même gâteaux. Surprenamment, le four peut également servir de fumoir, désinfectant les plumes utilisées pour les oreillers, les matelas et les coussins.
Pour ce qui est de sa composition, les habitants de la Nouvelle-France s’accommodent bien d’un pain simple, dont la céréale est transformée en farine au moulin le plus près : quelques vestiges de cette époque existent encore de nos jours au Québec.
À la campagne, le pain se fait surtout à la maison. Au tournant du 20e siècle, seulement 8 % des ménagères québécoises se procurent le pain chez le boulanger. Il est courant de faire cuire le pain de ménage dans un four généralement situé à l’extérieur du domicile pour éviter les feux et la chaleur extrême en été.
Avec le temps, diverses communautés culturelles s’installent à Montréal tout au long du 20e siècle et contribuent à élargir la gamme de produits offerts aux consommateurs. Le pain de seigle, le bagel, les bretzels, le pita, le pain naan, la ciabatta et la tortilla sont consommés régulièrement aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas un siècle auparavant.



