Années 1970 et 1980 – Droit à l’avortement au Canada

L’accès aux services d’avortement est un indice de l’attitude d’une société à l’égard des femmes et de leur droit de choisir en matière de reproduction.

La Dre Marion Powell à propos de l’accès des femmes aux services d’avortement

Bien que l’avortement et la contraception soient des choses distinctes, ils font tous deux partie des soins de santé reproductive.

La Dre Marion Powell a la conviction que toutes les femmes du Canada devraient avoir accès à des services d’avortement sécuritaires. Elle insiste aussi que ceux-ci ne doivent pas être un substitut à la contraception.

Voir la vidéo — La Dre Marion Powell parle de l’influence qu’elle a eue sur la loi sur l’avortement au Canada Texte noir sur fond bleu sarcelle qui se lit ainsi : La Dre Marion Powell parle de l’influence qu’elle a eue sur la loi sur l’avortement au Canada.
Écoutez la Dre Marion Powell parler de comment son travail en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs a aidé à changer la loi sur l’avortement au Canada.
Détails de l’image — Image de couverture noire avec le mot « Avortement » en anglais dans un grand texte jaune stylisé et un texte plus petit en script décoratif se lisant : Une étude, L’Église Unie du Canada, en anglais.
« Abortion: A Study » (Avortement : Une étude), publié par L’Église Unie du Canada, 1971.

Lorsque la contraception est légalisée au Canada en 1969, les lois sur l’avortement sont également modifiées. L’avortement devient légal dans le pays dans des circonstances particulières. On parle alors d’avortement thérapeutique. Une femme peut légalement avoir recours à un∙e praticien∙ne médical∙e qualifié∙e pour mettre fin à sa grossesse dans un hôpital accrédité si elle répond aux critères stricts établis par le comité des avortements thérapeutiques de l’établissement.

Nombre de personnes n’hésitent pas à affirmer que le système d’avortements thérapeutiques ne donne pas un accès équitable à toutes les femmes. L’une des critiques les plus ferventes est la Dre Powell.

Comme elle l’explique, « Je trouve que ces comités sont souvent une farce. Il n’y a aucun moyen d’en appeler de leur décision ». Et les temps d’attente sont longs pour avoir une décision. Il existe trop peu d’hôpitaux accrédités dans certaines parties du Canada, et certains médecins refusent de diriger des femmes vers des hôpitaux offrant des avortements thérapeutiques.

En 1975, la Dre Powell est nommée à un comité de trois personnes chargées par le gouvernement canadien d’étudier la loi sur l’avortement. Le comité publie ses résultats dans le Rapport du Comité sur le fonctionnement de la loi sur l’avortement (également appelé Rapport Badgley).

En 1986, la Dre Powell est sollicitée par le gouvernement de l’Ontario pour enquêter sur les services d’avortement dans la province. Son Report on Therapeutic Abortion Services in Ontario (également appelé Powell Report) est publié en janvier 1987.

La Dre Powell va changer la loi sur l’avortement au Canada. Ses rapports influencent la décision de la Cour suprême d’abroger la loi canadienne sur l’avortement le 28 janvier 1988.

Détails de l’image — Quatre macarons ronds avec slogans soutenant les droits reproductifs des femmes sur un fond blanc. Le macaron violet du haut porte un texte blanc indiquant « Motherhood by Choice Not Chance » (Maternité par choix, pas par hasard) et inclut un petit symbole associant le symbole féminin et le signe égal. Les trois macarons en bas sont rose, jaune et noir. Ces derniers portent le texte « Abortion – A Woman’s Right – CHOICE ». (Avortement – le droit d’une femme – CHOIX)
Macarons prochoix réclamant le droit à l’avortement, 199-.