Le counseling sur la sexualité ne consiste pas à dresser une liste de comportements acceptables et non acceptables conformément aux normes des parents et des professeur•e•s.
« Youth Clinic » est une chronique de conseils populaire destinée à la jeunesse canadienne. Elle paraît dans le Toronto Star de 1973 à 1981. Elle suscite également de la controverse.
De nombreux parents et lecteurs et lectrices âgés n’apprécient pas les discussions franches qui ont lieu. Certaines personnes craignent que la chronique encourage l’activité sexuelle. D’autres se sentent mal à l’aise face aux sujets abordés. C’est notamment le cas lorsque les conseils recherchés ont trait à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.
Le révérend Graham Cotter, cocollaborateur à la « Youth Clinic », attribue beaucoup de ces critiques à « un manque de compassion et d’amour, les deux choses dont les jeunes ont le plus besoin ».
Dans les années 1970, les jeunes qui s’identifient comme bispirituel∙le∙s, lesbiennes, gais, bisexuel∙le∙s, transgenres, queer ou appartenant à une communauté de genre diverse (2SLGBTQ+) ont besoin d’un espace sécuritaire pour poser des questions. La Dre Powell croit que tout le monde mérite des réponses exactes données sans jugement.
Ces lettres révèlent combien la jeunesse 2SLGBTQ+ a de la difficulté à trouver de l’information sur la santé sexuelle. Son travail avec la « Youth Clinic » lui vaut la confiance et le respect d’une génération de jeunes Canadiennes et Canadiens à travers le pays.
La Dre Marion Powell est le genre de personne chaleureuse et maternelle avec qui on se sent capable de parler ouvertement de ses sentiments et de ses problèmes les plus intimes en s’attendant à sa compréhension et à de bons conseils, plutôt qu’à des jugements sévères.