Années 1960 – Légalisation de la contraception au Canada

Il n’y a toujours pas eu d’annonce, alors j’attends ici, championne d’une cause où la bataille est certainement gagnée…

La Dre Marion Powell à propos de l’attente de la légalisation de la contraception par le gouvernement du Canada
Détails de l’image — Présentoir de produits contraceptifs consistant en deux panneaux verticaux formant un coin. Les panneaux sont couverts d’une variété de découpages de papier colorés, d’affiches et de produits contraceptifs.
Présentoir de produits contraceptifs au Women’s College Hospital, 1972.

Dans les années 1960, le Canada vit une période mouvementée de changements sociaux et politiques. Les jeunes rejettent les idéaux et les normes traditionnels. C’est l’époque du mouvement féministe et de la révolution sexuelle. L’arrivée de nouvelles méthodes contraceptives plus efficaces, dont la pilule, aide à inaugurer cette nouvelle ère.

La Dre Marion Powell poursuit ses efforts pour améliorer l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive. Se qualifiant elle-même de « militante illégale », ses opinions sur la légalisation de la contraception, les cliniques de planification familiale et l’éducation sexuelle attirent l’attention de la nation.

Comme l’explique le Globe and Mail,

Détails de l’image — Un petit groupe de femmes en robes d’intérieur sont assises en rangées configurées comme une salle de classe. Elles font face à une infirmière debout devant elles. L’infirmière porte un uniforme traditionnel avec coiffe et leur enseigne à côté d’un chevalet.
Séance d’information sur la contraception pour les nouvelles mères au Women’s College Hospital, 1974.

Les années 1960 voient la genèse de façons libérales de concevoir le sexe et l’amour. À cette époque, ce sont les “suspects habituels” qui semblent promouvoir ce credo. Même si personne ne sourcille en voyant des hippies distribuer des condoms, peu de gens s’attendent à voir une mère de trois enfants et épouse d’un pasteur s’affubler du titre de “docteure du sexe”.

Détails de l’image — Couverture d’un livre sur la contraception dont se trouve une photo noir et blanc d’une jeune femme endormie dans un lit. Écrit en anglais en rouge sur une bande diagonale sont les mots « un livre sur la contraception ».
« A Book About Birth Control » (Un livre sur la contraception), hiver 1984.

En 1952, un sondage Gallup révèle que 48 % des Canadiennes et Canadiens approuvent l’usage de la contraception. Des sondages semblables effectués en 1961 et en 1965 révèlent des taux d’approbation de 55 % et de 67 %, respectivement.

En juin 1964, l’Association médicale canadienne demande au gouvernement d’abroger la loi sur la contraception. Les attitudes de la population à l’égard de la contraception sont en train de changer.

En décembre 1967, le ministre canadien de la Justice, Pierre Trudeau, présente le Projet de loi C-195. Il souhaite que « les lois du pays correspondent à une société contemporaine ». Un projet de loi révisé finira par être adopté pour décriminaliser la contraception et l’homosexualité et modifier les lois relatives à l’avortement. L’adoption de la Loi modifiant le Code criminel, 1968-1969, marque enfin la légalisation de la contraception au Canada le 1er juillet 1969.

Détails de l’image — Couverture sépia d’un livre intitulé en anglais « Guide sur la contraception ». On y voit la photo d’une femme et d’un bébé allongés dans un lit, couverts partiellement par une couverture. Dans le coin inférieur gauche se trouve un emblème ressemblant au symbole médical, où un poing s’agrippe à un bâton enroulé d’un serpent, accompagné du texte en anglais « Médecine pour le peuple ».
« Birth Control Handbook » (Guide sur la contraception), octobre 1971.