Années 1950 – Accès à la contraception au Canada

Si tu voulais savoir comment prévenir une grossesse, tu en parlais à tes amies ou à ta mère, mais tu n’allais certainement pas voir ton médecin.

La Dre Marion Powell à propos de la manière dont les jeunes femmes se renseignaient autrefois sur la contraception

Lorsque le Canada adopte son premier Code criminel en 1892, la contraception devient illégale. Il est alors interdit de vendre, de distribuer et de promouvoir tout « médicament, drogue ou article » destiné à prévenir une grossesse ou à provoquer un avortement. Il est même illégal de distribuer de l’information sur la contraception.

La loi ne décourage pas toutefois tout le monde, et certaines femmes trouvent des moyens créatifs de prendre leur propre fertilité en main.

Voir la vidéo — Que savez-vous de la santé et des droits sexuels et reproductifs au Canada? Texte noir sur fond gris indiquant « Que savez-vous de la santé et des droits sexuels et reproductifs au Canada? »
Répondez à notre questionnaire. Que savez-vous de l’histoire de la santé et des droits sexuels et reproductifs au Canada?
Voir la vidéo — La Dre Marion Powell parle de l’accessibilité de la contraception dans les années 1950 Texte noir sur fond bleu sarcelle qui se lit ainsi : La Dre Marion Powell parle de l’accessibilité de la contraception dans les années 1950.
Écoutez la Dre Marion Powell parler de son travail précoce dans le domaine de la santé reproductive des femmes.

Les femmes sexuellement actives qui ne veulent pas tomber enceintes ont recours à une variété de méthodes. Celles-ci sont transmises d’une génération de femmes à l’autre. La liste inclut le retrait du pénis et la prolongation de l’allaitement après un accouchement, ainsi que pessaires, lavements maison, suppositoires, spermicides et potions. Malheureusement, plusieurs de ces méthodes sont inefficaces, voire dangereuses.

Même si la vente de produits contraceptifs est illégale, ceux-ci restent disponibles. Les gens utilisent des expressions codées comme « hygiène féminine » ou « hygiène maritale » pour parler de contraception. Il est souvent possible d’en acheter aux endroits où les femmes font couramment leurs courses.

Au fil des décennies, les femmes mariées ont plus facilement accès à la contraception, surtout les femmes mariées ayant un médecin privé, de l’argent et une connaissance de ces services. De plus, les autorités se retiennent habituellement de harceler les femmes mariées qui fréquentent les premières cliniques de contraception. Comme l’explique la Dre Marion Powell, « les femmes qui avaient la chance d’avoir un médecin qui était sensible à leurs besoins en matière de planification familiale se faisaient prescrire une méthode de contraception fiable comme la pilule, le stérilet ou le diaphragme ».

Détails de l’image — Page jaunie d’un vieux catalogue de la chaîne de magasins Eaton. L’arrière-plan est brun pâle et porte un petit texte disposé en colonnes incluant une liste de produits et les prix. Au centre de la page, une flèche noire pointe vers une section surlignée d’une bordure noire où sont présentés les pessaires de Rendall [RENDELL'S] au prix de 60 cents.
Liste de Rendall’s [RENDELL’S] Wife’s Friend Pessaries, catalogue Eaton, 1907.
Voir la vidéo — La Dre Marion Powell parle des débuts de la contraception au Canada Texte noir sur fond bleu sarcelle qui se lit ainsi : La Dre Marion Powell parle des débuts de la contraception au Canada.
Écoutez la Dre Marion Powell parler des premières méthodes contraceptives et de comment on les rendait disponibles au Canada.

Malheureusement, toutes les femmes n’ont pas accès à des méthodes contraceptives sûres et efficaces. Les femmes jeunes, célibataires et peu nanties sont exclues.

La Dre Powell trouve ce système injuste. Il faut que la contraception soit légalisée et mise à la disposition de toute la population du Canada.