Dès mes débuts en médecine, j’ai vu combien de femmes étaient encore soignées sans aucun accès à la contraception et combien avaient peu de connaissances en matière de sexe. Il fallait que quelqu’un défende les droits de ces femmes.
Encore étudiante à l’Université de Toronto, Marion fait la connaissance de Donald Powell dans une réunion de l’Inter-Varsity Christian Fellowship. Il étudie en théologie. Après leur mariage en 1948, il est envoyé à Timmins, en Ontario, pour devenir le pasteur de la MacKay Presbyterian Church. La Dre Powell, maintenant médecin, se joint à son mari et lance son propre cabinet. Elle est la seule femme médecin de cette petite ville de mineurs.
C’est à Timmins que la Dre Powell se rend compte des méfaits qu’une éducation sexuelle limitée peut causer dans une collectivité. Dans son rôle de médecin de famille, elle voit des femmes très jeunes qui ont déjà vécu de nombreuses grossesses non planifiées. Elle constate aussi le traitement injuste réservé aux jeunes mères célibataires dans la communauté.
Soucieuse de trouver un moyen d’éduquer les jeunes sur la santé sexuelle et reproductive, la Dre Powell commence à donner des conférences dans les clubs de jeunesse locaux. Alors que certains membres de la communauté s’inquiètent de voir une femme parler ouvertement de sexe en public, le fait que la Dre Powell soit médecin de famille et épouse d’un pasteur les rassure.
Les Powell restent à Timmins pendant trois ans. En 1951, l’église annonce que le révérend Powell sera envoyé au Japon en tant que missionnaire. La Dre Powell l’accompagne et poursuit sa carrière de médecin là-bas. Le couple vit au Japon de 1952 à 1960 avant de revenir au Canada.