La Dre Marion Powell parle des mères célibataires dans l’Ontario rural

Date : 4 juillet 1988.
Crédits : Archives de l’Université de Toronto, Women in Medicine Oral History Project, Marion Powell (histoire orale), UTA 1967-B1988-0060. Images du Canada. Ministère des Mines et des Relevés techniques, Bibliothèque et Archives Canada, PA-014415.

Interview audio avec la Dre Marion Powell où elle parle des mères célibataires dans l’Ontario rural. L’interview est accompagnée d’une présentation de diapositives d’images historiques de Timmins, Ontario, dans les années 1940.

Durée : 2:12 minutes.


[Le carton-titre indique : La Dre Marion Powell parle des mères célibataires dans l’Ontario rural] [Une intervieweuse commence à parler. Un fond bleu s’estompe pour révéler une image aérienne en noir et blanc de gens marchant sur un pont en bois au-dessus d’un cours d’eau et de la boue avec une forêt en toile de fond.] Intervieweuse : On m’a dit que vous aviez travaillé avec des mères célibataires à Timmins, et j’aimerais que vous m’en parliez. [Une femme d’âge mûr commence à parler. Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc où l’on voit des bâtiments ruraux, un chemin de terre et une voie ferrée.] Powell : Eh bien, cela fait très longtemps. Nous sommes partis là-bas et il n’y avait pas de services à l’époque pour les mères célibataires. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc de gens s’approchant d’un petit bâtiment rural en briques avec une voie ferrée en toile de fond.] Et nous avions espéré, je m’intéressais à établir un genre de refuge, c’était l’époque où les gens établissaient des refuges pour les mères célibataires, et ils recevaient très peu de soutien de l’église. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc de gens s’approchant d’un petit bâtiment rural en briques avec une voie ferrée en toile de fond.] C’était intéressant. Le raisonnement, c’était que ces jeunes femmes seraient mieux si elles vivaient loin de leur propre communauté. Les choses iraient beaucoup mieux si elles partaient. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc de machines et d’arbres dans un paysage rural.] Personne ne voulait d’elles et ce serait embarrassant pour elles de rester. J’ai reçu très peu de soutien. Quelques-unes sont restées chez nous. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc d’un paysage industriel avec bâtiments et végétation.] Nous faisions souvent des arrangements pour celles qui voulaient partir en ville. Mais il était très décevant de constater l’attitude des gens envers ces femmes qu’ils considéraient comme des pécheresses déchues. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc d’une scène industrielle avec deux bâtiments et un avant-plan aride.] Intervieweuse : C’était quand? Powell : Nous étions là de 1948 à 1951, alors cela fait très longtemps. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc d’une vaste zone extérieure avec un terrain inégal, une remise, des machines, une terre labourée et de grands poteaux.] Mais c’était l’époque d’après-guerre, alors qu’il y avait un grand nombre de jeunes célibataires, des hommes qui revenaient de l’outremer et des femmes qui, je suppose, tombaient toujours enceintes. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc d’un complexe industriel avec tour à eau, poteaux électriques et voitures d’époque.] Mais sans aucune infrastructure et dans une société pleine de jugements, largement dominée par des paroisses catholiques de langue française. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc d’une zone sylvestre avec une ville en toile de fond.] Alors ces femmes faisaient l’objet d’une forte condamnation. Et comme j’étais la seule femme médecin en ville, je voyais un grand nombre d’entre elles. [Un fond bleu couvre l’écran, puis s’estompe pour révéler une image en noir et blanc d’une structure minière et de bâtiments.] Beaucoup de gens croyaient que des services étaient nécessaires là-bas. Mais je n’ai pas reçu de soutien de l’église. Je suis partie ailleurs. À bien des égards, c’est un peu un choc quand les gens me disent que j’ai eu une influence sur les politiques de ce pays. [L’écran s’estompe et vire au bleu.]