La Dre Marion Powell parle des débuts de la contraception au Canada

Date : février 1991.
Crédits : The Miss Margaret Robins Archives of Women’s College Hospital, Collection d’images mobiles du WCH, D2-005.

Entrevue avec la Dre Marion Powell, qui parle des premières méthodes contraceptives au Canada.

Durée : 1:45 minute.


[Le carton-titre indique : La Dre Marion Powell parle des débuts de la contraception au Canada] [Une femme d’âge mûr portant un chemisier rose et un veston noir est assise devant un rideau gris. Elle parle à une intervieweuse qui se trouve hors écran.] L’autre chose qui m’intriguait toujours était le fait qu’on pouvait dire à une femme d’aller acheter un diaphragme dans le catalogue Eaton. Ils étaient offerts en taille moyenne seulement, et il était possible de se procurer de la gelée contraceptive à cette époque. Mais, si elles n’avaient pas la chance de faire une résidence dans un endroit comme Women’s College, elles en apprenaient sur la contraception auprès des vendeur∙euse∙s d’Ortho Pharmaceutical. Cette compagnie fut établie vers 1941 en Amérique du Nord et tout ce qu’elle offrait comme produits contraceptifs étaient des diaphragmes et des gelées spermicides. Si l’on voulait un condom, on pouvait en acheter dans un emballage brun non marqué, et il y avait des annonces dans la chronique des messages personnels. Mais les condoms n’étaient pas vraiment considérés comme une méthode contraceptive des femmes. Les hommes en étaient responsables, et les condoms étaient estampillés pour la protection contre les maladies seulement. Ensuite sont arrivées les années 60, ou la fin des années 50, et l’introduction des contraceptifs oraux, la pilule, et il était enfin acceptable de parler de contraception. La pilule fut acceptée très largement, et nous avons vu un grand changement quand les femmes pouvaient planifier leur propre vie pour la première fois. Elles pouvaient terminer leurs études et reporter le mariage et, pour la première fois, les femmes pouvaient réaliser les rêves que les suffragettes avaient formulés cent ans auparavant.