La Dre Marion Powell parle de la contraception et du Code criminel du Canada
Date : 28 janvier 1997.
Crédits : The Miss Margaret Robins Archives of Women’s College Hospital, Collection d’images mobiles du WCH, D2-018.
Entrevue avec la Dre Marion Powell, qui parle de la contraception et du Code criminel du Canada.
Durée : 1:23 minute.
[Le carton-titre indique : La Dre Marion Powell parle de la contraception et du Code criminel du Canada]
[Une femme d’âge mûr portant un veston noir et une écharpe colorée est assise devant une bibliothèque. Elle parle à une intervieweuse qui se trouve hors écran.]
La pilule est arrivée, et c’était un progrès énorme. Tout d’un coup, nous avions ce qui nous semblait être la solution parfaite à la contraception. Nous pensions que nous n’aurions plus jamais besoin de nous inquiéter des grossesses non planifiées ou non voulues.
Puis la pilule fut approuvée légalement au Canada au début des années 60, vers 1963. Et la contraception était encore interdite par le Code criminel. Personne n’avait le droit légal de prescrire des contraceptifs, ce qui veut dire que les programmes de contraception ne recevaient aucun soutien gouvernemental.
Nous avons ouvert une clinique à Scarborough sous l’égide du bureau de la santé publique au milieu des années 60, et c’est alors que je me suis impliquée beaucoup plus activement dans le domaine de la contraception et des cliniques. Chose intéressante, durant les premières années, nous ne voyions que des femmes mariées qui avaient déjà plusieurs enfants.
Le chef de police est venu nous dire que si nous n’admettions pas de femmes célibataires, cela irait. Alors nous n’étions pas inquiètes, mais après seulement deux ou trois ans, les clientes étaient des célibataires et de plus en plus jeunes, et nous disions que si elles étaient assez âgées pour tomber enceintes, elles étaient assez âgées pour l’éviter.