C’est grâce au soutien et à l’exemple que m’avaient donnés Marion Hilliard que j’ai pu dire “qu’il aille au diable le chef de police. Si elle a besoin de contraception, elle peut en avoir, peu importe son âge, les attitudes de sa mère ou quoi que ce soit d’autre”.
La Dre Marion Powell vient au monde à Toronto, Ontario, le 19 avril 1923. Ses parents, Gladys et Joseph, sont tous deux enseignants. Peu de temps après leur mariage, sa mère délaisse sa carrière pour élever ses enfants et se concentrer sur le bénévolat dans son église.
Marion grandit durant la Grande Dépression et termine l’école secondaire au début de la Seconde Guerre mondiale. Au grand bonheur de ses parents, elle est acceptée par la Faculté de médecine de l’Université de Toronto. Elle est diplômée avec la classe de 1946.
La Dre Powell termine une résidence médicale supérieure en obstétrique et gynécologie au Women’s College Hospital à Toronto. L’hôpital est reconnu pour son personnel entièrement féminin et sa spécialisation en santé des femmes.
Sa superviseure est la Dre Marion Hilliard, cheffe du département et médecin très respectée dans son domaine. Dès les années 1950, la Dre Hilliard est célèbre au Canada et devient la femme médecin la plus connue au pays. Elle signe une chronique de conseils pour les femmes dans le magazine Chatelaine, écrit des livres sur la santé des femmes et participe fréquemment à des tribunes de télé et de radio.
Travailler avec la Dre Hilliard laisse une marque indélébile sur la jeune Dre Powell. Elle admire la facilité que possède la Dre Hilliard de parler ouvertement de sujets liés à la santé des femmes dont on discute rarement en public à l’époque. Elle admire également l’approche franche et honnête qu’elle adopte en parlant de la puberté, de la sexualité, de la grossesse et de l’accouchement. La Dre Hilliard devient un des premiers modèles de rôle de la Dre Powell dans le domaine médical.