La sexualité est un élément normal de l’adolescence, et l’intérêt pour la sexualité naît de processus vitaux normaux faisant partie du développement de chaque être humain. L’intérêt pour la sexualité ne peut être évité ni confiné ni supprimé en refusant l’accès à l’information aux jeunes.
La Dre Marion Powell croit que toutes les jeunes personnes devraient avoir accès à des renseignements sur la santé sexuelle et reproductive qui sont exempts de jugement, fiables et appropriés par rapport à l’âge. Mais, pour les jeunes des années 1970, avoir accès à cette information est difficile.
Comme elles n’ont pas Internet et ne reçoivent qu’une éducation sexuelle limitée à l’école, les jeunes personnes ont de la difficulté à trouver des réponses. Que peuvent-elles faire si elles ne se sentent pas à l’aise de parler de sexe avec leurs parents ou leur médecin? Où trouver l’information dont elles ont besoin?
En 1973, une chronique de conseils intitulée « Youth Clinic » est lancée dans un journal. La Dre Powell est une cocollaboratrice.
La chronique « Youth Clinic » est publiée deux fois par semaine dans la section famille du Toronto Star. Elle apparaît également dans 34 autres journaux à travers le pays. Dans des lettres anonymes, de jeunes Canadiennes et Canadiens peuvent demander des conseils personnels sur une variété de sujets se rapportant à l’adolescence. La Dre Powell, de concert avec deux autres collaborateurs∙trices, offre des réponses qui sont publiées dans le journal. Elle répond à des questions sur le sexe, la contraception, les fréquentations, l’image corporelle et la sexualité.
Ces lettres sont révélatrices, intimes, joyeuses, tristes et, dans certains cas, déchirantes. Elles nous offrent une fenêtre sur le passé. Elles nous montrent une époque où l’accès à l’information sur la santé reproductive était hors de portée pour un grand nombre de jeunes Canadiennes et Canadiens.