Comment pouvons-nous envoyer un homme sur la lune et remplir l’univers de bric-à-brac militaire, alors que nous tolérons encore des dispositifs contraceptifs peu sûrs et peu fiables qui donnent souvent des infections aux femmes, s’ils ne les tuent pas?
La Dre Marion Powell réagit vite à la question de Mme Anderson. Elle explique que l’arrivée de la pilule dans les années 1960 a donné l’impression aux gens que le problème de la contraception était résolu.
Mais c’est faux.
Elle est convaincue que non seulement les femmes méritent la contraception, mais elles en méritent des formes plus efficaces et plus sûres. Pour elle, la seule voie possible d’y parvenir réside dans la recherche.
La recherche sur la santé et les technologies de la reproduction est déjà importante pour la Dre Powell. À partir de 1960, elle effectue des études cliniques à la Scarborough Family Planning Clinic, études qui aident à déterminer si les contraceptifs sont sûrs et efficaces.
Au Bay Centre for Birth Control, les recherches de la Dre Powell prennent leur envol. Elle examine des sujets comme la planification familiale, la nutrition et les attitudes et comportements sexuels des adolescent∙e∙s. Elle y mène de nombreuses études cliniques, se concentrant sur les méthodes contraceptives traditionnelles, ainsi que sur les nouvelles méthodes arrivant sur le marché.
La Dre Powell consacre plus de trois décennies de sa carrière à la recherche. Sa passion et son engagement dans le domaine aident à faire avancer la santé reproductive au Canada. Comme elle l’explique, « Je me considère en quelque sorte la grand-mère de la pilule, ou la mère de sa version canadienne ».