La Dre Marion Powell parle de la popularité du Bay Centre for Birth Control

Date : février 1991.
Crédits : The Miss Margaret Robins Archives of Women’s College Hospital, Collection d’images mobiles du WCH, D2-005.

Entrevue avec la Dre Marion Powell, qui parle de la popularité du Bay Centre for Birth Control.

Durée : 2:26 minutes.


[Le carton-titre indique : La Dre Marion Powell parle de la popularité du Bay Centre for Birth Control] [Une femme d’âge mûr portant un chemisier rose et un veston noir est assise devant un rideau gris. Elle parle à une intervieweuse qui se trouve hors écran.] Le Bay Centre s’est développé et est devenu une clinique assez importante, mais c’était parce qu’il avait pignon sur rue. Les gens passaient et voyaient le Bay Centre for Birth Control, puis ils voulaient se procurer la pilule, ils se rappelaient qu’il se trouvait dans le centre-ville, et des gens venaient de tous les coins de Toronto. C’était la combinaison avec l’enseignement aussi. Nous avions beaucoup de résident⸱e⸱s en médecine familiale qui venaient de partout au Canada pour passer du temps au Women’s College; je crois que ces gens apprenaient les éléments fondamentaux de la contraception, chose qui manquait souvent à leur éducation de premier cycle. Je crois que le fait qu’il s’agissait d’une approche de médecine familiale, pas une approche de spécialistes en contraception, peut-être l’avons-nous démédicalisée, et les gens n’avaient pas l’impression d’entrer dans un cabinet de médecin stérile. On avait l’impression de se trouver parmi des amies. On voyait des gens de son âge ou un peu plus âgés, gens avec qui on pouvait parler le même langage. Je pense que c’est ce qu’on appelle le counseling par les pairs, nous étions capables de communiquer cette approche confortable et aisée, et je crois que le soutien du Women’s College a joué un rôle très important à cet égard. Combinée à cela, je crois, était la recherche de qualité qui s’y faisait, et le marketing. Le fait que le Bay Centre est devenu synonyme d’autorité lorsque la presse en cherchait une. Et c’est encore vrai lorsque la presse veut s’informer sur les nouvelles avancées en contraception telle que Norplant, elle pense instinctivement au Bay Centre. Ici encore, c’est le soutien du Women’s College, qui est parfois sous-estimé, lorsque nous nous rendons compte du long parcours de la contraception. Je pense au jour où le chef de police m’a dit « tant que vous ne fournirez pas de contraception à une femme célibataire, ça ira. Mais aussitôt que vous en donnerez à une femme célibataire, vous aurez des ennuis ». Et plus loin encore c’était le genre de soutien, le modèle de rôle que fut pour moi Marion Hilliard, qui m’a permis d’affirmer « qu’il aille au diable le chef de police. Si elle a besoin de contraception, elle peut en avoir, peu importe son âge, les attitudes de sa mère ou quoi que ce soit d’autre ».