La Dre Marion Powell parle de l’influence de la Dre Marion Hilliard du WCH
Date : février 1991.
Crédits : The Miss Margaret Robins Archives of Women’s College Hospital, Collection d’images mobiles du WCH, D2-005.
Entrevue avec la Dre Marion Powell, qui parle de l’influence de la Dre Marion Hilliard du WCH sur sa carrière.
Durée : 2:01 minutes.
[Le carton-titre indique : La Dre Marion Powell parle de l’influence de la Dre Marion Hilliard du WCH]
[Une femme d’âge mûr portant un chemisier rose et un veston noir est assise devant un rideau gris. Elle parle à une intervieweuse qui se trouve hors écran.]
J’étais résidente ici à la fin des années 40, et je suppose que ma mentore ou celle qui a eu beaucoup d’importance pour moi comme modèle de rôle était Marion Hilliard. Quand elle nous apprenait à ajuster les diaphragmes à la clinique externe située dans la vieille maison sur la rue Grenville, elle nous présentait une approche complètement différente de tout ce que nous avions fait comme étudiantes en ce qui concerne les soins de santé des femmes. Je pense que les femmes, les femmes du Women’s College Hospital étaient de vraies leaders dans le domaine de la santé des femmes. Elles avaient le bien-être des femmes à cœur; elles se souciaient de la volonté de celles-ci en ce qui concerne le moment où elles souhaitaient avoir leur prochain bébé.
Marion Hilliard se rendait au campus pour parler à la classe des finissantes de l’Université Victoria de ce à quoi elles devaient s’attendre après le mariage. C’était un groupe de jeunes femmes assez naïves, ou nous l’étions, dans les années 30, 40 et 50. Et Marion Hilliard avait commencé à donner des cours d’éducation sexuelle à l’université quand je l’ai connue à la fin des années 40. Elle sympathisait beaucoup avec les femmes qui ne voulaient pas avoir d’autres enfants.
Women’s College adoptait une approche plus libérale en matière de fertilité féminine et de reproduction que tous les autres hôpitaux. Je me souviens de certaines histoires, ou encore de quelques femmes qui ont été admises, des célibataires qui venaient consulter des femmes médecins, et leur identité restait secrète. On ne parlait jamais de leur état matrimonial et elles étaient traitées avec beaucoup de sympathie, je crois bien que les femmes qui faisaient partie du personnel dans les années 30, 40 et 50 faisaient preuve de plus de compassion envers ces patientes.