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Une industrie qui s’organise

Photo noir et blanc de Claude Léveillée en complet veston.

Claude Léveillée

Malgré le vieux piano de la Butte, Claude Léveillée est l’un de ses plus fidèles artisans. Il fait partie de la cohorte de ces premiers artistes à marquer les cœurs de l’amour de la musique et de la poésie du Québec. Son comptable, Guy Latraverse est un habitué. À l’époque, les artistes n’ont pas d’imprésario. Ils mènent leur carrière sans soutien. Guy Latraverse prend sous son aile plusieurs d’entre eux, dont Yvon Deschamps et Jean Lapointe. Il devient aussi le représentant de plusieurs chanteurs français qui, comme Claude Nougaro, débutent leur tournée au Québec par un spectacle à la Butte confirmant ainsi la notoriété grandissante de l’endroit. Bientôt, les producteurs et les impresarios de plus en plus nombreux viennent y recruter la perle rare.

Photo noir et blanc de l’entrée principale de La Butte l’hiver à l’extérieur. Sur ses murs de bois de grange, une grande galerie longe des fenêtres à carreaux.

Entrée de la Butte à Mathieu

 

Pour plusieurs artistes du Québec, la Butte devient un atelier culturel pour roder un spectacle. En 1967, Charlebois étrenne la première de Terre des bums. Au cours des années 1970, Jean-Pierre Ferland fait de même pour Jaune, Emmanuelle peaufine Le monde à l’envers et Diane Dufresne teste sa chanson J’ai rencontré l’homme de ma vie.

Photo noir et blanc de Diane Dufresne chantant les yeux fermés et portant un micro à sa bouche.

Diane Dufresne

Plusieurs albums sont enregistrés en spectacle à la Butte et sont l’objet de captations visuelles. De grands techniciens de son et d’éclairage, tels que Frank Furtado, Luc Phaneuf et Jacques Lambert, y font leurs débuts.