Passer au contenu principal

Le boom de l’automobile

Une publicité en couleur représentant un couple bien habillé ouvrant les portes d’un garage abritant deux voitures. Légende : Quand une famille a deux voitures, l’une d’entre elles est généralement une Chevrolet.

Publicité Chevrolet de 1928. La prospérité économique et la dégringolade des prix des automobiles rendirent les foyers disposants de deux voitures de plus en plus courants.

 

Pendant les années 1920, le Canada est un exportateur automobile majeur pour l’Empire britannique. La taxation élevée imposée par le Royaume-Uni sur les voitures fabriquées aux États-Unis encourage les constructeurs américains à vendre des véhicules fabriqués dans les usines canadiennes. Les constructeurs automobiles canadiens connaissent alors un véritable essor. C’est également le cas pour GM qui dispose d’une main-d’œuvre expérimentée. En 1928, un dixième des 8 100 ouvriers de l’usine sont employés depuis plus de dix ans et plus de la moitié de ses administrateurs sont là depuis vingt ans, depuis l’époque de la McLaughlin Carriage Company.

Une photo aérienne d’une série de bâtiments d’usine. La photo a été retouchée pour faire ressortir les bâtiments par rapport à l’arrière-plan.

L’usine d’Oshawa telle qu’on pouvait la voir en 1928, avec des logements à prix modique dans le coin supérieur gauche.

 

La croissance rapide de l’usine entraîne une augmentation du nombre d’ouvriers. Les embauches se font souvent au hasard parmi une foule de candidats. Aucune expérience préalable n’est requise et les ouvriers sont formés entièrement sur le lieu de travail. Beaucoup sont issus de familles de fermiers des environs et vivent dans des logements peu onéreux à proximité de l’usine. L’entreprise emploie des femmes soit comme secrétaires, soit comme couturières dans l’atelier de capitonnage des sièges de voitures. Le salaire des ouvriers, à l’exception des plus expérimentés, est à peine suffisant pour vivre.

[Les ouvriers] faisaient tout pour leur contremaître : nettoyer le trottoir devant leur propriété, installer les contre-fenêtres… parce qu’il y avait toujours des licenciements… C’est ce que nous redoutions. – Ethel Tomson, ouvrière de sellerie chez GM, sur les conditions de travail dans les années 1920.