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Le chemin de la liberté

De nombreux esclaves noirs se sont enfuis et ont cherché refuge au Canada. Plusieurs ont emprunté ce qu’on appelait l’Underground Railroad, un réseau clandestin d’assistance composé de points de rencontre, de routes secrètes, de lieux d’accueil protégés. De 30 000 à 40 000 fugitifs l’auraient emprunté pour se réfugier au Canada, principalement en Ontario. La décennie 1850 a été la plus active.

Plusieurs routes de ce réseau clandestin sillonnaient le Vermont et conduisaient les fugitifs à la frontière. La route de l’ouest passait par St. Albans, Berkshire, Enosburg, Montgomery, puis le Canada. La tradition familiale des Arms, veut que la maison qu’ils ont vendue à la famille Hancock et qui a abrité un poste de douane, ait été un des terminus de l’Underground Railroad.

La route de l’est menait à Albany et Troy; les esclaves en fuite traversaient alors la vallée de la Missisquoi et se retrouvaient dans les cantons de Sutton ou de Potton.

Cette carte indique le tracé du Underground Railroad à travers le Vermont; à Monpellier, il se divise en deux branches; celle de l’ouest arrive au Canada dans la région de Frelighsburg et celle l’est  franchit la frontière au sud des cantons de Sutton et de Potton.

L’Underground Railway, véritable chemin de la liberté vers le Canada.

 

Une carte ancienne identifie le chemin de Jerico (aujourd’hui à l’extrémité du chemin Judd) qui a été une porte d’entrée au Canada pour des esclaves en fuite. La petite communauté noire qui vivait aux environs d’Abercorn au milieu du 19e siècle s’est par la suite dispersée. Durant la guerre de Sécession (Civil War), pour combattre, et après la victoire du Nord et l’abolition de l’esclavage, plusieurs des esclaves qui avaient trouvé refuge au Canada sont retournés aux États-Unis.

Au bas de la carte, le long de la frontière, le nom Jerico est  écrit à la main.

Le chemin Jerico apparait au bas de la carte.