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En avant Fermières canadiennes!

De plus en plus impliquée, Alice souhaite en apprendre davantage sur l’histoire des Cercles de Fermières du Québec. Au fil de ses lectures, elle découvre qu’ils ont été fondés par deux jeunes agronomes : Georges Bouchard et Alphonse Désilets.

Un cartable dans lequel sont rangées des revues des Fermières est ouvert. À gauche, une publicité de la compagnie de Phentex est sur la quatrième de couverture d’une revue. À droite, sur la page couverture d’une revue, dont le titre « La Revue des Fermières » est inscrit en blanc, on voit une photo d’une femme dans un fauteuil. Elle a des écouteurs et tient un journal. Un verre et des cigarettes se trouvent par terre, près d’elle. Dans un bandeau turquoise en haut de la page, on lit la question : « Quelle place occupe mon mari à la maison ? ».

Exemplaire de La Revue des Fermières de janvier- février 1976

Au début du XXe siècle, la population du Québec quitte massivement la campagne pour travailler dans les industries qui se développent en ville. Lors d’un voyage en Belgique, Bouchard constate que ce pays vit une situation semblable et que, pour y remédier, on y a créé une association qui valorise la vie rurale. Celle-ci incite les femmes des campagnes à s’unir et à partager leurs connaissances. En 1915, avec son collègue, il décide de tenter l’expérience au Québec et fonde cinq cercles de Fermières.

Rapidement, les cercles se multiplient. Lors de leur réunion mensuelle, les Fermières échangent trucs et conseils sur l’agriculture, l’hygiène ainsi que les arts textiles et culinaires. Elles reçoivent, entre autres, des colonies d’abeilles et des semences du ministère de l’Agriculture. Elles s’informent aussi grâce à la revue de leur association et reçoivent la visite de conférencières. À partir de 1919, des Fermières de tous les cercles se réunissent chaque année lors de ce qui deviendra leur grand congrès annuel.

Photographie en noir et blanc. À l’avant-plan est assise une femme vêtue d’une chemise blanche et portant un ruban à mesurer autour de son cou. Derrière elle, on voit deux femmes installées derrière des machines à coudre. À l’arrière-plan, une vingtaine de femmes sont debout.

Une technicienne visite le Cercle de Saint-Eustache, 1953

 

Dans les années 1940, les cercles, toujours plus nombreux, s’unissent en plusieurs fédérations. Durant la même période, le clergé, jusqu’alors près de l’association, sent qu’il perd de l’influence sur celle-ci. Cela lui déplaît. Dans certaines régions, des prêtres iront jusqu’à refuser la communion à des Fermières. Malgré cette pression, la majorité des cercles poursuivent leurs activités.

En 1968, les Cercles de Fermières entreprennent le processus qui les mènera à l’autonomie administrative et à l’indépendance financière.

Au commencement des années 1980, plus de 77 500 femmes sont membres des cercles. Les femmes étant de plus en plus nombreuses sur le marché du travail, les cercles verront leurs effectifs diminuer progressivement. À plus de 100 ans, les cercles sont tout de même bien vivants et cherchent à mobiliser les jeunes afin d’assurer leur relève.

Courtepointe composée de près de 40 carrés. Au centre, sur un carré blanc plus grand que les autres, est reproduit l’ancien logo des Fermières qui représente trois femmes devant le croquis de la province de Québec. On peut y lire « Fédération 16 » et « 50e ». Les carrés tout autour sont très colorés et représentent tous un Cercle de Fermières différent.

Courtepointe créée pour le 50e anniversaire de la Fédération 16