Nouveaux combats, nouveau féminisme : Québécoises deboute !
Depuis les années 1970, de plus en plus de femmes ont travaillé dans la presse écrite régionale. Hélas, l’évolution des mentalités était plus compliquée que nous le pensions puisque selon plusieurs dirigeants d’entreprises, la place d’une épouse était au foyer.
D’un autre côté, j’étais heureuse de voir que certains quotidiens, tel que Le Nouvelliste, militaient en faveur de l’inclusion des femmes sur le marché du travail, particulièrement dans les milieux journalistiques.
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D’ailleurs, au Nouvelliste, c’est en 1972 que les femmes obtiennent la parité salariale. En revanche, si les médias modifient leur considération en notre égard, en nous voyant de plus en plus comme leurs égales, la publicité en perpétue une vision stéréotypée. Nous étions présentées de manière passive et accessoire, ou dans des rôles traditionnellement féminins. Nous avons dénoncé cette situation dans nos chroniques.
Toutefois, nous ne laissions pas berner par cela. Par exemple, certaines femmes ont pu militer à la fin des années 1960 et au début des années 1970 contre ces oppresseurs. D’ailleurs, un groupe, le Front de libération des femmes du Québec, milite pour la décriminalisation de l’avortement, l’élimination des stéréotypes, l’accès à des garderies et à des congés de maternité.
J’ai été inspirée par leur combat contre le harcèlement et la violence domestique au travail, ce qui m’a poussé à m’engager moi-même.

Clôture de bois avec le slogan « Québécoises deboute ! » du Front de libération des femmes du Québec
Mon militantisme, lors des années 1980-1990 visait davantage la préservation de l’environnement. J’ai personnellement pris part à plusieurs sessions de nettoyage des rives de la rivière Saint-Maurice. Cela me semblait être une contribution nécessaire pour protéger notre écosystème régional.
Sur le fleuve Saint-Laurent, l’ouverture de la centrale nucléaire Gentilly-2 me surprit énormément. Elle allait polluer les eaux du fleuve Saint-Laurent avec ses rejets, ce qui atteignait le sommet de l’incohérence.
Cependant, compte tenu du grand nombre d’emplois qu’elle créait, écrire des articles au sujet de cette centrale dans Le Nouvelliste s’avérait très difficile, sinon impossible. J’ai malgré tout milité contre cette centrale avec l’aide de Greenpeace.
Je militais aussi pour les problèmes sociaux. Quelques groupes ont même été créés pour lutter contre les injustices et les inégalités vécues dans les pays les moins avancés (PMA). Dans cet objectif, j’ai milité dans les années 1980 pour le mouvement Solidarité Tiers-Monde. Ce dernier a été fondé à Trois-Rivières le 11 septembre 1973, peu de temps après le coup d’État militaire au Chili.




