Passer au contenu principal

Lucie Carrier : histoire d’une carrière journalistique féminine à l’Hebdo du Saint-Maurice et l’Hebdo St-Tite / Normandie

Publi-reportages sur la mécanique automobile, l’esthétique, la boucherie, les tournois et autres commerces ou événements; autant d’opportunités pour amorcer une carrière sans pour autant avoir de formation. De fil en aiguille, faire sa place comme journaliste demande rigueur, curiosité, qualité de français et du cœur.

Le temps apporte la crédibilité et beaucoup d’apprentissages, surtout en côtoyant une panoplie de journalistes et pigistes masculins chevronnés, dont mes mentors Paul-André Garceau et Gilles Dessureault. Voilà comment Lucie Carrier devient rédactrice en chef de l’Hebdo du Saint-Maurice et l’Hebdo St-Tite / Normandie.

Illustration de la page 4 de l’édition du journal L’Hebdo du St-Maurice du 13 août 1990 comportant un total de deux articles écrits par Lucie Carrier reliés au Parc des Chutes à Shawinigan.

Article du 13 août 1990 par Lucie Carrier

 

Un mandat simple : recommencer à neuf deux journaux à chaque semaine, choisir les sujets de première page dans tous les créneaux d’information, tout en gérant et guidant une équipe à majorité masculine dont les André Perreault, Gilles Bourassa, Jack St-Onge, Gérald Boivin, qui n’ont nul besoin de guide, étant des sommités dans leurs champs respectifs de sports et de contacts.

Pour d’autres, tels que Luc Vaugeois, Anne Lamothe, Diane Noël, Bernard Lepage, Jean Houle, c’est de mettre en évidence leurs talents d’écriture et intérêts personnels.

Illustration d’un article de l’édition journal L’Hebdo du St-Maurice du 28 octobre 1991 annonçant le départ de Lucie Carrier et sa nomination à un nouveau poste.

Départ de Lucie Carrier de l’Hebdo du Saint-Maurice, 28 octobre 1991

 

C’est aussi être digne de mes prédécesseurs, dont François St-Onge notamment, qui ont fait leurs marques au régional avec leurs scoops et leurs reportages. C’est de mettre en valeur les deux hebdomadaires en tant que médias estimés parmi les autres, grands régionaux incluant les télévisions, radios et quotidien Le Nouvelliste.

Mais là ne résidaient pas mes compétences. Influencée par ma formation en génagogie (maintenant communication sociale), je me distinguais et teintais la couleur des deux hebdos d’une saveur plus près des gens, de leur vécu, leurs difficultés ou succès.

Bref, pas tellement scoops, mais surtout une couleur communautaire et humaine, des éditoriaux valorisant le bénévolat, l’implication dans la communauté, les valeurs de générosité et d’humanisme.

À travers des écrits variés loin de mes connaissances : les Cataractes et des entrevues des joueurs sur le bord de la porte du vestiaire, les enjeux électoraux et critiques de spectacles… Sans compter les photos à faire pour accompagner les textes et reportages, les mises en pages des journaux et les corrections d’épreuves? Quels bons souvenirs emplis de fierté !

Photographie en noir et blanc d’un groupe de dix personnes, 4 hommes et 6 femmes, posant leurs mains sur une rambarde dans un escaliers à l’extérieur de l’hôtel de ville de Shawinigan.

Comité de pilotage du projet « Politique de développement social de la ville de Shawinigan. Pour une fierté, une implication et une solidarité accrues » adopté en 2009