Julie Trépanier-Boisvert, journaliste fictive : le renouvellement de la presse écrite à l’aube du XXIe siècle
Je ne me suis pas présentée ? Je suis la petite-fille de Henriette Trépanier et de George Boisvert. Née à La Tuque, ma grand-mère a travaillé toute sa vie pour Le Nouvelliste. D’ailleurs, vous avez eu la chance de la connaître dans les précédentes sections. Petite exclusivité, dans les dernières années de sa carrière, elle a réussi à obtenir un poste de journaliste au sein de ce même journal.
Je n’ai pas connu ma mère. Elle est décédée à ma naissance. Mon père, lui, est un homme d’industrie. Il a passé sa carrière dans les chaleurs accablantes des usines de pâtes et papiers. Je ne l’ai jamais connu non plus. J’ai donc été élevée par mes grands-parents dans le quartier Saint-Marc de Shawinigan. D’ailleurs, tout le monde me dit qu’autrefois, le quartier Saint-Marc était reconnu comme le quartier ouvrier de la ville.
Sur les traces de ma grand-mère et de Claire Roy, je me suis également lancée dans le journalisme. Heureusement, en 1981, une place était disponible dans le bureau du Nouvelliste à Louiseville. Je m’en rappelle encore comme si c’était hier!
Je m’y suis rendue avec ma Pontiac Firefly, lors d’une journée ensoleillée, et je peux vous dire qu’il y avait du trafic en ville! J’avais complètement oublié que la ville accueillait à cette date le Festival de la Galette de Sarrasin de Louiseville…
J’arrivais sur les lieux avec quelques minutes de retard et, contre toute attente, l’entrevue s’est vraiment bien déroulée! J’ai obtenu l’emploi et, depuis j’y travaille à temps plein. Dans le cadre de mes chroniques, je me concentre principalement sur les enjeux féministes en politique et dans la culture. Puis, venant de mes intérêts personnels, j’ai fait de nombreuses chroniques sportives, malgré qu’il s’agisse encore d’un thème prisé par mes collègues masculins.
Parfois, je m’amuse à revenir sur des exploits féminins pour rappeler aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui que, peu importe le sport, toutes et tous ont droit d’y pratiquer ce qu’ils souhaitent.

