Désindustrialisation en Mauricie : les réponses de la presse
Sur le plan économique, les années 1970 ont été principalement caractérisées par une grave crise sociale et économique au Québec et en Amérique du Nord. Pendant cette période, plusieurs événements majeurs se sont produits, tels qu’une résurgence de la Guerre froide, la Crise d’octobre 1970, une grève générale au Québec en 1972 et la Crise pétrolière de 1973.
Hélas, le début des années 1980 n’était pas épargné avec la récession, la guerre en Irak et le contre-choc pétrolier. Toutefois, la lecture d’articles des journaux de la Mauricie m’aidait à mieux aller.
Il faut dire que notre économie régionale, autrefois prospère grâce aux secteurs papetiers et chimiques, traversait alors une crise sans précédent, principalement pendant les décennies 1980 et 1990.
Je me remémore avec précision cette période où la majorité des reportages traitaient des faillites d’entreprises, entraînant souvent un grand nombre de mises à pied. Le journal tentait d’inculquer à son lectorat la résilience nécessaire pour traverser ces épreuves difficiles.
Alors que notre région était toujours en proie aux conséquences des grandes industries en déclin, nous, journalistes, avons observé une évolution progressive de son identité régionale centrée sur les petites et moyennes entreprises (PME). En effet, c’est en 1972 que Fernand Pellerin a fondé l’usine Marmen à Trois-Rivières, suivi en 1982 par la création de Canadel à Louiseville, puis par celle de Megatech Electro, qui a vu le jour à Shawinigan en 1988.
En outre, je suis très fière d’avoir contribué avec mes collègues à mettre en évidence les succès de Megatech Electro, en particulier par l’obtention de contrats auprès de Bombardier et par le prix d’or de la Banque Nationale. Il était important pour nous de saluer les nouvelles initiatives locales, car elles permettaient de s’émanciper des problèmes économiques engendrés par la désindustrialisation.


