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Parcours d’une journaliste : la carrière professionnelle de Paule Vermot-Desroches

 Si plusieurs ont rêvé longtemps de devenir journalistes, pour ma part, c’est le journalisme qui m’a trouvée. À peine sortie du Collège Laflèche, en 2001, l’opportunité d’un stage au Nouvelliste s’offrait à moi. J’ai tenté l’expérience, par curiosité… pour ne plus jamais en repartir.

Illustration de la page couverture d’un cahier spécial du journal Le Nouvelliste du 8 février 2003 présentant une photographie en noir et blanc d’un nouveau bâtiment construit au Collège Laflèche. En haut de la photographie on peut lire : « L’agrandissement du collège Laflèche Trois-Rivières. Un investissement pour l’avenir! ».

Annonce de l’agrandissement du Collège Laflèche dans un cahier spécial du Nouvelliste, 2003

 

Pendant 19 ans, j’ai sillonné les routes de la Mauricie et du Centre-du-Québec, à rencontrer les citoyens et les différents acteurs de la société, à en comprendre les enjeux, à en découvrir les forces et les faiblesses. J’ai mis en lumière les bons coups, j’ai dénoncé les failles. J’ai appris là comme aucune école n’aurait jamais pu m’apprendre, à travers un métier qui se veut riche et passionnant.

Illustration des pages 2 et 3 de l’édition du journal Le Nouvelliste du 11 avril 2011 comportant un total de dix articles. En haut des pages on peut lire : « Les citoyens divisés sur l’avenir de Gentilly-2 ».

Enquête de Paule Vermot-Desroches sur les pensées des citoyens et citoyennes sur la fermeture de Gentilly-2

 

Lorsque l’opportunité de débuter à la chronique d’opinion s’est présentée en 2020, malgré l’expérience et le bagage, c’est encore et toujours le syndrome de l’imposteur qui m’attendait. Pourquoi moi? Pourquoi mon opinion, mon analyse, ma vision du monde vaudrait-elle la peine d’être entendue plus que celles des autres? Mais l’appréciation et la confiance manifestée par mon équipe et surtout par mes supérieurs m’ont convaincue de tenter le tout pour le tout.

Heureusement, d’autres femmes avant moi avaient tracé la voie du journalisme d’opinion dans notre région, à commencer par Ginette Gagnon qui occupait le poste d’éditorialiste lorsque j’ai débuté, et de qui j’ai beaucoup appris.

Illustration d’un article du journal Le Nouvelliste du 12 novembre 2024 intitulé « De la graine d’Alphas dans nos écoles? » et dans lequel se trouve une photographie d’un téléphone cellulaire diffusant une vidéo d’un homme en train de parler. Le téléphone est tenu par les mains d’un jeune garçon.

Article de Paule Vermot-Desroches sur la présence des masculinismes dans les écoles secondaires

 

Et si j’ai eu la chance, jusqu’à ce jour, de ne jamais sentir que le fait que je sois une femme ait pu représenter une barrière, je me fais tout de même un devoir de profiter de ma tribune pour dénoncer le traitement réservé à celles qui, dans leurs milieux respectifs, se font encore et toujours dire de « retourner à leurs chaudrons ». Car oui, malheureusement, ça arrive encore…

Émettre son opinion, analyser l’actualité chaque jour avec un regard critique et tranchant n’est certes pas chose facile, mais c’est absolument nécessaire dans une société démocratique, afin de permettre la circulation d’une pluralité d’opinions. C’est ainsi qu’une société démocratique se développe, s’alimente, s’améliore et devient plus forte.

Profitez de la vidéo avec transcription