Parcours d’une journaliste : la carrière professionnelle de Paule Vermot-Desroches
Si plusieurs ont rêvé longtemps de devenir journalistes, pour ma part, c’est le journalisme qui m’a trouvée. À peine sortie du Collège Laflèche, en 2001, l’opportunité d’un stage au Nouvelliste s’offrait à moi. J’ai tenté l’expérience, par curiosité… pour ne plus jamais en repartir.
Pendant 19 ans, j’ai sillonné les routes de la Mauricie et du Centre-du-Québec, à rencontrer les citoyens et les différents acteurs de la société, à en comprendre les enjeux, à en découvrir les forces et les faiblesses. J’ai mis en lumière les bons coups, j’ai dénoncé les failles. J’ai appris là comme aucune école n’aurait jamais pu m’apprendre, à travers un métier qui se veut riche et passionnant.

Enquête de Paule Vermot-Desroches sur les pensées des citoyens et citoyennes sur la fermeture de Gentilly-2
Lorsque l’opportunité de débuter à la chronique d’opinion s’est présentée en 2020, malgré l’expérience et le bagage, c’est encore et toujours le syndrome de l’imposteur qui m’attendait. Pourquoi moi? Pourquoi mon opinion, mon analyse, ma vision du monde vaudrait-elle la peine d’être entendue plus que celles des autres? Mais l’appréciation et la confiance manifestée par mon équipe et surtout par mes supérieurs m’ont convaincue de tenter le tout pour le tout.
Heureusement, d’autres femmes avant moi avaient tracé la voie du journalisme d’opinion dans notre région, à commencer par Ginette Gagnon qui occupait le poste d’éditorialiste lorsque j’ai débuté, et de qui j’ai beaucoup appris.
Et si j’ai eu la chance, jusqu’à ce jour, de ne jamais sentir que le fait que je sois une femme ait pu représenter une barrière, je me fais tout de même un devoir de profiter de ma tribune pour dénoncer le traitement réservé à celles qui, dans leurs milieux respectifs, se font encore et toujours dire de « retourner à leurs chaudrons ». Car oui, malheureusement, ça arrive encore…
Émettre son opinion, analyser l’actualité chaque jour avec un regard critique et tranchant n’est certes pas chose facile, mais c’est absolument nécessaire dans une société démocratique, afin de permettre la circulation d’une pluralité d’opinions. C’est ainsi qu’une société démocratique se développe, s’alimente, s’améliore et devient plus forte.

