Hélène B.-Beauséjour
Appartenance Mauricie Société d’histoire régionale, Fonds François Beauséjour. Photographe inconnu.
En plus d’une chronique hebdomadaire dans Le Nouvelliste, Hélène B. Beauséjour rédige la page féminine « Page du Foyer » du mois d’octobre 1928 jusqu’au mois d’avril 1934. Elle y tient notamment la rubrique « Notre courrier » dans laquelle elle propose à ses lectrices, et aussi à ses lecteurs, de s’exprimer sur des sujets politiques et sociaux et d’en débattre la semaine suivante. À la suite de son départ, la page est reprise par une dame qui signe du nom de Solange.
Hélène collabore avec une dizaine de journaux et de revues, en plus de publier deux livres, Au fil des heures et Avec mon coeur de femme, en 1935 et 1940. Elle participe l’année suivante à la fondation de la Ligue catholique féminine de Grand-Mère et en accepte la présidence. Elle termine la rédaction de son dernier manuscrit deux mois avant son décès en 1978. En hommage à cette grande dame, et ce, depuis 1980, la bibliothèque municipale de Grand-Mère porte son nom.
Annonce de la fin de la rédaction de la “Page du Foyer” le 28 avril 1934:
“ Mes amis du Foyer, indulgents lecteurs, intelligents collaborateurs et charmants courriéristes des deux genres, qui tous, m’êtes chers à plus d’un titre ; je viens vous faire mes adieux. Depuis longtemps que ma santé réclamait un repos, je retardais de semaine en semaine le moment où je devais abandonner le poste du « bien par la plume » et par le fait même, me priver du plaisir que j’éprouvais à répondre par de la vraie sympathie aux confiances qui me venaient nombreuses et sincères. Le croira-t-on? ma plume tremble entre mes doigts ce soir et j’éprouve plus d’émotion que je ne saurais le dire en ratifiant devant vous la décision qu’il m’a fallu prendre, et sur laquelle il ne saurait, pour le moment, être question de revenir. Quand voilà près de cinq ans, le rédacteur en chef du Nouvelliste me confia l’éditorial hebdomadaire du Foyer, j’étais loin d’imaginer combien cette tâche, tout d’abord agréable, me deviendrait précieuse et attachante. “
