Y-avait-t-il des femmes journalistes au Nouvelliste en 1981?
Extrait vidéo : Entrevue avec Louise Plante et Paule Vermot-Desroches, journalistes pour Le Nouvelliste
Durée de l’extrait: 1 minutes, 15 secondes. Collection de Appartenance Mauricie Société d’histoire régionale.
Louise Plante est journaliste retraitée du Nouvelliste et Paule Vermot Desroches est actuellement journaliste pour la même presse. Dans cet extrait, elles discutent des premières femmes journalistes au Nouvelliste.
Louise Plante : Moi quand je suis arrivée y’en avait trois. Il y avait Michelle Roy, Doris Hamel et Ginette Gagnon. Et ehh déjà avec Ginette ça avait commen… On voyait une nouvelle génération arriver et ceux qui pensent que on voulait nous consacrer juste les pages féminines là, ce qui est pas tout à fait faux.
Paule Vermot-Desroches : Ça déjà été le cas.
Louise Plante : Ehh. Ça déjà été le cas,
Paule Vermot-Desroches : Bin oui
Louise Plante : mais dans, j’me souviens que Ginette Gagnon avait couvert une commission de police pis eh ça faut être solide en tabarouette pour couvrir ça. S’tait beaucoup de on va l’dire d’intimidation cé cé cé faut faut vraiment que le journaliste soit sûr de lui pis capable de faire face à toute sorte de personnes qui seront pas content de ce qu’il y a dans le journal le matin parce que ça c’est sur plusieurs jours. Alors ça je m’en.. je me rappelle de ça quand je suis arrivée y’avait ces trois femmes là. Puis moi je suis rentrée puis ensuite ça s’est mis à s’accélérer. Vraiment, au Nouvelliste y’avait pas d’obstacle à l’embauche des femmes. Je suis fière de le dire. C’est vrai eh. Les patrons étaient ouverts. J’dis pas qu’il y a pas eu aucun problème d’ordre sexisme ou des choses comme ça, mais eh.
Paule Vermot-Desroches : Ah bin ça y’en a dans tous les milieux aussi.
Louise Plante : Y’en a dans tous les milieux c’est ça.