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Rue Union

La rue Union relie le quartier nord de la ville au quartier est. Pendant la première moitié du vingtième siècle, elle relie également deux groupes d’immigrants juifs venus d’Europe de l’Est et leur synagogue voisine. Les trois pâtés d’immeubles situés entre les rues Charlotte et Prince Edward présentent alors un mélange éclectique de commerces, notamment des marchands juifs proposant des vêtements et des chaussures pour la famille, de la musique, des œuvres d’art, des meubles, des cigarettes, des produits d’épicerie et des casse-croûtes.

 

Chaussures Wiezel

Vitrine de magasin affichant l’inscription « Wiezel’s ». Une femme et un homme à gauche regardent une paire de chaussures dans une boîte.

Magasin de chaussures Wiezel, vers 1920

 

Joseph et Herman Wiezel sont parmi les premiers à ouvrir un magasin dans la rue Union. Ils acquièrent un magasin de vêtements et de chaussures en 1908 puis décident rapidement de se concentrer sur les chaussures. Trois ans plus tard, ils déménagent dans un lieu plus grand au 241 de la rue Union et habitent les appartements situés au-dessus du magasin. En 1927, le magasin se déplace à l’angle de Charlotte et Union pour enfin s’installer en 1948 au 78 de la rue King. Le personnel utilise un fluoroscope pour vérifier que la taille des chaussures est optimale. Au début, les chaussures et les bottes sont expédiées dans de grandes caisses en bois et c’est aux employés de trier le contenu par paires. D’autres magasins de chaussures sont également présents, notamment Fine’s et Margolian’s.

 

Intérieur du magasin de chaussures avec des boîtes de chaussures sur des étagères le long des murs de chaque côté. Une table en verre trône au centre, entourée de vendeuses et de clientes. Des hommes se tiennent à l’arrière-plan.

Magasin Wiezel’s, rue Union

Magasins de vêtements

Les vêtements pour femmes sont vendus dans les magasins Macy’s Dress Shop (Jack Freeman), Princess Dress Shop (Lewis Selby) et Dreskin’s (Philip et Norman Hamburg). Les complets pour hommes peuvent être achetés chez Harry’s Men’s and Boys’ Shop (Saul Harris), Albert’s Clothing (Albert Brym) et Jack’s Men’s Shop (Jack D. et Ellis Levine).

Plusieurs commerces juifs restent longtemps dans le paysage, notamment le magasin Ideal Stores, ouvert dans les années 1930 et fermé en novembre 1994. Cet établissement propose des vêtements et des chaussures pour toute la famille sous la direction de H. M. Garson puis, après 1947, d’Abraham D. Davis. Apparu dans le quartier ouest de la ville, ce magasin devient graduellement une institution.

 

Vue d’une rue bordée d’immeubles de deux et trois étages avec des magasins au niveau de la rue et des enseignes. On distingue notamment celles de Bill’s Cigarette Centre, Ideal, Jack’s Men’s Shop et Harry’s Men’s Wear.

Rue Union : Ideal Store, Harry’s, Jack’s Men’s Shop et Bill’s Cigarette Centre

Musique et cigares

En 1935, Ben Goldstein ouvre un magasin de musique au 205 de la rue Union, qu’il déplace ensuite rue Charlotte. Il vend des disques et des instruments de musique, fournissant aussi les partitions du Concours de musique du Nouveau-Brunswick pendant 22 ans. Durant les années 1960, Joanne Morrison ouvre la Morrison Art Gallery, où de nombreux artistes talentueux de la ville peuvent exposer leurs œuvres.

Des magasins de cigares et de variétés sont ouverts par Bill Meltzer (Bill’s Cigarette Centre), Judy Koven (Tobin’s Tobacco Shop) et Joseph Cohen (Esquire Cigar Store).

Épiceries

Pendant de nombreuses années, Isaac Levine vend un large choix de produits d’épicerie au Dominion Food Shop. En 1936, le magasin possède la plus grande glacière de la ville et peut répondre à tous les besoins des consommateurs. En juin 1947, le magasin lance un service de livraison aux foyers et aux entreprises de la ville. En 1958, le magasin est agrandi sous la direction de son fils, Ron. À l’angle de la rue Coburg, Leo Gilbert tient un magasin de fruits qui propose des paniers de fruits spéciaux à ses clients.

Publicité de presse pour l’épicerie Dominion Food Shop intitulée « Dinner Bell Ringers ». On y annonce sur quatre colonnes plusieurs articles avec leurs prix, dont des tomates, 1 livre à 27 cents, de la confiture de fraises à 99 cents, des dattes dénoyautées à 22 cents la livre, un rôti de côte de bœuf à 49 cents la livre et deux boîtes de soupe de tomates à 21 cents.

Publicité de l’épicerie Dominion Food Shop, 29 mai 1947

 

Dans les années 1960 et 1970, les personnes à la recherche d’un repas rapide peuvent se rendre au Sonny’s Soda Bar, une grande buvette moderne située à l’angle de la rue Waterloo. L’établissement appartient à Samuel « Sonny » et Anne « Honey » Smith. En 1980, Ron et Sandra Levine ouvrent l’Union Deli avec un menu proposant des plats traditionnels des Maritimes ainsi que des produits d’épicerie fine cashère. En plus d’offrir des places assises avec chaises ou bancs à leurs clients, ils offrent un important service de traiteur pour les déjeuners et les repas d’affaires.

Société historique juif de Saint John inc.