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Le Nouvelliste : au coeur de notre histoire

Le Nouvelliste, c’est un peu l’âme de notre ville, pas seulement le reflet et le miroir. C’est une université populaire et c’est nous tous.

– Claire Roy, article du Nouvelliste le 2 novembre 1970

Je me nomme Julie Trépanier-Boisvert. Lorsque j’ai commencé ma carrière de journaliste au Nouvelliste en 1981, nous étions déjà quelques femmes à travailler. C’était un véritable honneur pour moi, en tant que professionnelle des médias, de collaborer avec cette équipe talentueuse. Grâce à notre engagement constant, nous avons su mettre en évidence les actions positives des femmes d’ici par divers organismes locaux, ainsi que celles initiées par notre communauté.

Une coupure de presse du journal Le Nouvelliste présentant une conférence de Claire Roy au sujet des femmes dans la presse écrite.

Conférence de Claire Roy

Profitez de la vidéo avec transcription

Cette aventure m’a comblée de joie, puisqu’elle était en accord avec mes valeurs personnelles. De nombreux membres de mon équipe, partagent cette sensation d’accomplissement.

Une coupure de presse du journal Le Nouvelliste présentant une conférence de Claire Roy au sujet du journalisme féminin.

Conférence de Claire Roy

 

Suivant cette idée, plusieurs articles sont publiés au sujet de la place des femmes dans le Nouvelliste. Je prenais plaisir à lire ces articles. C’est à ce moment que j’ai pris connaissance du métier de journaliste en dehors de notre région puisque Le Nouvelliste soulignait les anniversaires d’autres médias écrits.

Une coupure de presse du journal Le Nouvelliste présentant un article de Claire Roy qui parle de Marie-Anne Duperreault, une pionnière du journalisme féminin. Il y a une photo de madame Duperreault dans l’article.

Hommage à Marie-Anne Duperreault

 

Deux éléments m’ont poussé à devenir journaliste au Nouvelliste. D’abord, le 17 novembre 1975, Claire Roy a publié un article intitulé « Qu’est-ce qu’un journaliste ? ». Dans cet article, Claire Roy définit ce qu’elle pense être du journalisme, tant dans son passé que lors de l’écriture de son article. Son écriture, ses idées, tout concordait avec ce que je voulais.

On a dit que le journalisme était le refuge des ratés du cours classique. Nous répondons que le journalisme est une vocation. On naît journaliste mais on peut se perfectionner dans un journal même. Les cours de journalisme ne donnent pas toujours le résultat désiré. En principe, le journalisme féminin ne diffère pas du journalisme masculin. Il ne se borne plus, comme autrefois, à imprimer des recettes de cuisine et des sujets qui traitent de la mode ou de l’éducation des enfants.

– Claire Roy, article du Nouvelliste le 17 novembre 1975

Le second article qui m’a attirée vers le métier de journaliste est un autre de Claire Roy. Comme vous vous doutez, j’aimais beaucoup la lire. Le 27 août 1979, elle publie un article nommé « Souvenirs » dans lequel elle annonce un départ due à sa maladie. Empreint d’émotions fortes, cet article fut l’élément final qui m’a raccroché au métier de journaliste.

Je voulais vivre ces émotions, crée ces liens, et connaître une carrière époustouflante. Tout simplement, je voulais vivre une vie splendide entourée des gens que j’aime et de collègues incroyables. Le Nouvelliste était alors ma voie d’ouverture vers le futur dans lequel je rêvais d’être.

Une coupure de presse du journal Le Nouvelliste présentant un article de Claire Roy qui annonce son départ du Nouvelliste et du monde journalistique pour se consacrer à sa vie personnelle et à son combat contre la maladie.

Article d’au revoir de Claire Roy