Directrices, éditrices, administratrices et propriétaires de journaux : les femmes brisent le plafond de verre
L’histoire du journalisme en Mauricie ne se limite pas au Nouvelliste. En effet, alors que je me plongeais dans des ouvrages historiques, j’ai découvert avec surprise que les racines du journalisme régional remontent à 1817.
En Mauricie, le journal Le Nouvelliste occupe une place centrale dans l’intégration des premières femmes journalistes. Dans le cas où ces dernières ne seraient pas engagées au sein de cette publication, elles trouvent souvent un emploi ailleurs, notamment dans des journaux créés par d’anciens collaborateurs.
Voici une histoire qui m’inspire. En 1964, Gérard Marchand, un ancien employé du Nouvelliste, décide de quitter son travail pour créer le journal Le Dynamique de la Mauricie. Avec une détermination sans faille, il réussit à faire de son journal une entreprise rentable. Ainsi, en avril 1965, il embauche Lise Léveillée en tant que secrétaire. Elle qui rêvait de polyvalence dans son métier, ne voulait pas qu’être secrétaire.
Malgré son titre, elle occupe toutes les postes d’un journal (annonces, conférences de presse, budget, etc.), à l’exception de l’écriture. Le 23 juillet 1978, à la suite du décès de M. Marchand, Lise Léveillée devient la toute première femme à posséder un journal dans la région de la Mauricie. À seulement 29 ans, elle endosse tous les rôles de dirigeante jusqu’à la fin de la publication hebdomadaire, qui prendra fin en 1992.
Entrevue avec Lise Léveillé

Profitez de l’entrevue avec transcription
Profitez de l’entrevue avec transcription
Profitez de l’entrevue avec transcription
Profitez de l’entrevue avec transcription
En Mauricie, plusieurs femmes contribuent au travail de la presse écrite, que ce soit par l’administration, la publicité ou la rédaction. Plusieurs personnes se sont gravées dans ma mémoire, notamment: Marguerite Duval-Périgny, Françoise Duval, Pauline Lavigne, France Boucher, Doris-V. Hamel, Claire Gervais-Roy, Simone G. Murray, Michelle Roy, Louise Rivard-Plouffe, Ginette Gagnon, Louise Plante, Linda Corbo, Lucie Carrier, Anne Lamotte et Louise Hamel.
Cette énumération, bien qu’elle soit limitée, révèle les personnes féminines qui m’ont entourée pendant mon parcours professionnel. Elle n’est cependant qu’un aperçu de l’immense diversité des femmes actives dans le journalisme régional.
D’ailleurs, à l’instar de Lise Léveillé, plusieurs femmes se sont taillé une place hors des postes de chroniqueuses, de pigistes ou de journalistes dans la presse écrite. Elles ont su s’imposer en tant qu’administratrices au sein de ces journaux. Amélie St-Pierre, par exemple, a commencé à travailler à l’Hebdo du St-Maurice en 2006 et y a occupé les postes d’administratrice des publicités et d’éditrice régionale d’icimédias Mauricie/Nicolet-Bécancour. Son parcours illustre la possibilité d’embrasser une carrière dans les médias au-delà du journalisme, tout en conservant son esprit d’entreprenariat.
Présentation d’Amélie St-Pierre
Profitez de la vidéo avec transcription
Débuts de la carrière d’Amélie St-Pierre dans la presse écrite
Profitez de la vidéo avec transcription
Pourquoi avoir travaillé dans ce milieu ?


