Traditionnellement, une représentation d’opéra complète requiert entre 10 et 20 musicien·ne·s, bien que des ensembles plus modestes se produisent indépendamment des spectacles mis en scène, ce qui a permis aux clubs de musique de prospérer aux côtés des aux sociétés d’opéra. Au Canada, ceux-ci ont joué un rôle essentiel dans la diffusion de l’opéra cantonais en dehors des salles de théâtre, en particulier lorsque les productions complètes étaient rares ou difficiles à organiser. Des groupes tels que la Ching Won Musical Society de Vancouver interprétaient non seulement le répertoire opératique, mais offraient également un accompagnement musical lors de festivals, de banquets et d’événements communautaires.
Lors des représentations, les musicien·ne·s sont visibles du public et observent attentivement les artistes sur scène pour s’ajuster en temps réel et improviser tout en restant dans des motifs musicaux familiers. Ce dialogue entre acteur·trice·s et musicien·ne·s confère à l’opéra cantonais toute son énergie et témoigne du talent exigé de chaque personne sur scène.
Depuis les années 1920 et 1930, des ensembles d’opéra cantonais ont intégré des instruments d’autres traditions musicales comme le violon, la guitare, les congas et le saxophone afin d’élargir leur palette sonore et de s’adapter à la disponibilité des musicien·ne·s de leur région. Aujourd’hui, les orchestres contemporains mélangent instruments traditionnels, guitares électriques, claviers et autres sons modernes. Afin d’attirer de nouveaux publics, l’opéra cantonais a évolué pour intégrer des genres tels que le jazz, la pop et même le rap, tout en conservant les structures mélodiques et percussives qui le caractérisent.
Les instruments d’un orchestre d’opéra cantonais