Le boycottage

Les Jeux de Montréal de 1976 se déroulent dans un contexte mondial tendu. L’événement est marqué par le boycottage de 32 pays, dont 29 nations africaines. Ces pays africains protestent contre la présence de la Nouvelle-Zélande, dont l’équipe de rugby effectue une tournée en Afrique du Sud. Or, ce pays est exclu des Jeux depuis 1964 à cause de l’apartheid, un système raciste qui bafoue les droits de la majorité noire de la population.

Par solidarité, les pays africains se retirent des Jeux de Montréal. Plusieurs épreuves sont ainsi privées d’athlètes d’exception, qui ratent du même coup l’occasion de montrer leur talent sur la scène internationale. Le moment est déchirant pour les quelques athlètes qui se trouvent déjà à Montréal et qui participent à la cérémonie d’ouverture… avant de devoir repartir dès le lendemain.

Détails de l’image — Le directeur général et maire du Village olympique, Yvan Dubois, discute avec des athlètes kényans vêtus d’une tenue principalement rouge et blanche. Debout devant le Village olympique, le maire, habillé d’un complet sombre, et les sportifs se sourient.
Yvan Dubois accueille les athlètes kényans récemment arrivés au Village olympique, 7 juillet 1976

À cela s’ajoute une autre crise. La participation de Taïwan est refusée par le Canada, qui reconnaît désormais officiellement la Chine populaire et n’accepte plus que Taïwan se présente sous le nom de République de Chine.

Finalement, 88 pays participent aux Jeux de Montréal, malgré ces importants différends politiques.