Le Parc olympique

En visitant le stade du Parc des Princes à Paris, en France, le maire Drapeau est séduit par le bâtiment conçu par l’architecte français Roger Taillibert. Il commande directement à Taillibert la conception du Stade olympique et du Vélodrome. L’Ordre des architectes du Québec n’est pas enchanté par ce choix, car on y voit une occasion manquée pour les architectes de la province de démontrer leur talent.

Détails de l’image — En noir et blanc, Jean Drapeau présente une maquette du Stade olympique et du Vélodrome à une vingtaine de membres de la presse. Le maire tient un document plié et un pointeur télescopique entre ses mains.
Jean Drapeau présente une maquette du Stade olympique et du Vélodrome, 21 janvier 1975

Le Village olympique

Bonne nouvelle : la conception du Village olympique est confiée à deux architectes québécois : Roger d’Astous et Luc Durand.

D’Astous a réalisé des projets comme la station de métro Beaubien et l’hôtel Le Château Champlain. Durand a de son côté conçu la Place Dupuis et le pavillon du Québec à Expo 67, qui forme aujourd’hui, avec l’ancien pavillon de la France, le Casino de Montréal.

Détails de l’image — En noir et blanc, une grue se dresse près du Village olympique inachevé. Des matériaux de construction s’entassent au bas d’un bâtiment pyramidal et une chute à débris relie le sommet à un conteneur.
Le chantier du Village olympique, 12 novembre 1975

Le Stade olympique

Taillibert est connu pour sa passion et sa maîtrise du béton. Il utilise beaucoup la préfabrication, ce qui permet de construire certaines parties à l’avance pour gagner du temps sur le chantier. Les formes courbes qu’il conçoit imposent cependant des nouvelles techniques de construction et représentent un vrai défi pour les entreprises de construction locales.

Au total, la structure du Stade est composée de 12 000 pièces. Pour les réaliser, il faut couler 71 500 mètres cubes de béton, à travers lesquels passent près de 1 000 kilomètres de câbles en acier tendu! Le chantier du Stade s’amorce le 28 avril 1973.

Détails de l’image — En noir et blanc, vue du ciel, une large ouverture cerclée d’un anneau perce le dôme du Stade olympique en construction. Des engins et des véhicules de chantier occupent l’intérieur du bâtiment.
Le chantier du Stade olympique, 5 avril 1976
Détails de l’image — En noir et blanc, de nombreux engins de chantier et des matériaux s’entassent sur le sol argileux à l’intérieur du Stade olympique en construction. Des grues s’élèvent à travers son dôme, percé d’un orifice circulaire.
Le chantier du Stade olympique, 5 avril 1976

Le Vélodrome

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques, les épreuves de cyclisme sur piste se déroulent sous un toit. Celui-ci est traversé de longues ouvertures bombées qui donnent au bâtiment un style très particulier. Même sa construction surprend : elle se fait de haut en bas, ce qui est assez inhabituel!

Comme pour le Stade, Taillibert utilise la préfabrication d’éléments de béton, d’arcs, de panneaux et de supports, qui sont ensuite assemblés sur place. Chaque pièce est conçue pour en soutenir une autre, un peu comme dans un casse-tête géant.

Le chantier démarre le 27 août 1973 et s’achève en mai 1976, juste à temps pour les Jeux.

Détails de l’image — En noir et blanc, l’extérieur du Vélodrome en construction s’impose au milieu d’un vaste terrain boueux. Sa toiture ajourée se découpe sur le ciel clair et des véhicules de chantier ainsi que de gros conduits cylindriques occupent le premier plan.
Le chantier du Vélodrome, 6 juin 1975
Détails de l’image — En noir et blanc, l’intérieur du Vélodrome en construction présente une piste ovale aux tournants inclinés, des gradins et un toit à la structure de béton ajourée. Quatre ouvriers se trouvent dans l’espace dégagé au centre de la piste.
Le chantier du Vélodrome, 5 avril 1976

La tour du Stade Un record Guinness

La tour mesure 165 mètres et a un angle de 45 degrés. Elle détient le record Guinness de la plus haute tour inclinée au monde! En comparaison, la tour de Pise, en Italie, construite entre 1173 et 1373, mesure 54 mètres de hauteur et est inclinée à 4 degrés. Mais attention : dans son cas, ce n’est pas l’architecte qui l’a conçue comme ça, c’est le sol instable qui l’a inclinée!

La tour a été complétée en 1987. Tu l’auras deviné : lors des Jeux, en 1976, elle n’est pas encore terminée. La tour du Stade a été conçue pour tenir un toit rétractable en toile. Ainsi, selon la météo, on peut fermer ou ouvrir le toit. Les Montréalaises et Montréalais peuvent ainsi assister à des parties des Expos à la belle étoile. Toutefois, après seulement 75 ouvertures, toutes sortes de problèmes surviennent. Le toit est remplacé deux fois et, en 2028, le Stade aura un nouveau toit fixe.