En 1969, la décriminalisation partielle de l’homosexualité est officialisée au Canada. Cette mesure a pour effet d’intensifier la surveillance policière de cette communauté, car la loi continue d’interdire aux personnes d’afficher ouvertement leur homosexualité.
Dès 1975, des personnes homosexuelles sont victimes du « grand nettoyage olympique » du maire Drapeau, un catholique aux valeurs conservatrices et traditionnelles. Au printemps 1976, près de 200 personnes sont arrêtées. Le Comité homosexuel anti-répression (CHAR) est fondé le 20 mai 1976 en réponse à cette violence policière. Le 19 juin 1976, à un mois de l’ouverture des Jeux olympiques, le CHAR organise la première manifestation homosexuelle à Montréal, rassemblant environ 300 personnes.
En 1977, un grand nombre de personnes homosexuelles sont de nouveau arrêtées, mais cette fois, l’opinion publique les appuie. En réaction à ces événements, en décembre 1977, l’Assemblée nationale adopte une loi interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, une première en Amérique du Nord. La première marche de la Fierté à Montréal se tient en 1979.