Dans l’Antiquité, une flamme sacrée brûlait aux temples de Zeus et de sa femme Héra, à Olympie, en Grèce, ainsi que sur les sites des compétitions. Le rituel moderne du flambeau qui voyage de la Grèce jusqu’au pays hôte n’apparaît qu’en 1936, lors des Jeux de Berlin, en Allemagne. Depuis, une quarantaine de flambeaux ont parcouru le monde de toutes sortes de façons parfois surprenantes : à dos d’animaux, en ski, à la nage, en parachute, en motoneige, en avion… et même en drone!
En 1976, Montréal innove à son tour : la transmission du flambeau se fait par voie électronique au moyen d’un satellite. Rien de moins! Grâce aux signaux, une flamme est créée avec un laser dans la vasque à Ottawa. Elle est ensuite relayée par des porteuses et des porteurs jusqu’à Montréal, où deux vasques sont allumées : d’abord au sommet du mont Royal (pour une nuit), puis au Stade olympique, où la flamme demeure allumée pendant la durée des Jeux.
Pour la cérémonie d’ouverture, la tradition veut qu’une ou un athlète ayant remporté une médaille d’or olympique allume la vasque du stade. Mais à Montréal, on choisit de mettre la jeunesse à l’honneur.
Le 17 juillet, ce sont deux jeunes, Sandra Henderson, une gymnaste anglophone de 16 ans, et Stéphane Préfontaine, un coureur francophone de 15 ans, qui allument ensemble la vasque olympique. Un moment qui restera à jamais gravé dans leur mémoire!
Ce choix voulait montrer l’optimisme, l’ouverture et la dualité sur laquelle le pays s’est construit. Mais cette vision, très répandue à l’époque, mettait complètement de côté la présence et l’histoire des peuples autochtones – qui occupaient le territoire bien longtemps avant les deux nations dites « fondatrices ».
La vasque originale se trouve maintenant au coin de la rue Sherbrooke et du boulevard Pie-IX. Tous les 17 juillet, et pour tous les Jeux olympiques d’été, on y allume la flamme pour rappeler ce moment important de l’histoire de Montréal.