Après un départ lent des chantiers du Parc olympique, une catastrophe économique frappe le monde en 1973 : une période d’inflation économique incontrôlable. Les prix de tout ce qu’on achète augmentent rapidement et dépassent les moyens financiers de la population. L’effet est désastreux sur les chantiers olympiques, car les prix des matériaux explosent. Par exemple, le prix de l’acier, essentiel pour renforcer l’intérieur des structures de béton, passe de 200 $ à 1 200 $ la tonne.
Il y a une autre conséquence majeure à l’inflation : les salaires négociés par les travailleuses et travailleurs ne sont plus adéquats. Comme les employeurs refusent de les augmenter, les syndicats déclenchent deux grèves majeures, en 1974 et en 1975. Celles-ci retardent la construction du Stade, de la piscine et du vélodrome. Résultat : les chantiers avancent très lentement.
À tous ces enjeux s’ajoute celui de la corruption. L’architecte Roger Taillibert affirme que le béton était détourné des chantiers pour être livré en ville et dans les environs « sur des sites où l’on construit des villas et des piscines aux frais de la Ville ». Oui, oui : des piscines!
En 1975, trop inquiet, le gouvernement du Québec retire la gestion du chantier au maire Drapeau et la confie à Victor Goldbloom, ministre de l’Environnement et des Affaires municipales du Québec.
Finalement, le coût global du Parc olympique s’élève à 2,4 milliards de dollars et la dette olympique est entièrement remboursée à l’été 2006. Ouf!