Esquisses d’un avenir en médecine
Historiquement, les femmes ont été largement exclues de la profession médicale. On ne les acceptait pas dans les écoles de médecine, et les infirmières, bien qu’essentielles, étaient reléguées à une fonction secondaire.
Au début du XXe siècle, certaines femmes vont cependant tracer leur propre voie en médecine, à travers l’art de l’illustration.
Dans les années 20 et 30, le monde de la publication médicale est florissant. Les départements de pathologie des hôpitaux d’enseignement de McGill se développent rapidement, et les médecins ont besoin de visuels clairs et détaillés pour présenter leurs découvertes.
De nombreuses femmes saisissent l’occasion de mettre leur talent artistique à profit. L’illustration médicale leur offre une façon inédite de bâtir une carrière aux côtés d’hommes médecins, sans avoir à devenir infirmières ou médecins elles-mêmes.
Puisque McGill n’accepte les femmes à son école de médecine qu’en 1917, plusieurs jeunes montréalaises choisissent de se rendre à l’Université de Baltimore. Là, elles étudient auprès de l’illustrateur médical mondialement réputé et créateur du premier programme de formation dans le domaine, Max Brödel.
Provenant de familles bien nanties, plusieurs de ces jeunes femmes ont un père ou un frère médecin, et ont fréquenté des établissements prestigieux, dont l’École Miss Edgar et Miss Cramps, où l’art fait partie intégrante du curriculum.
Pour ces jeunes femmes ambitieuses, la discipline de l’illustration médicale allie parfaitement l’art et la science. Loin de simplement soutenir la profession médicale, elle contribue à la façonner.



