Unir ses forces
En 1945, trente délégués se réunissent à Chicago dans le but de fonder l’Association of Medical Illustrators (AMI). Celle-ci sera officiellement incorporée l’année suivante, le 8 février 1946.

Cinquième rencontre annuelle de l’Association of Medical Illustrators, 1950. Pauline Larivière, assise quatrième à partir de la droite.
Parmi les 54 membres fondateurs figurent deux femmes montréalaises, Pauline Larivière et Eleanor Sweezey. Pauline Larivière travaille à Chicago sur les illustrations anatomiques du Dr Otto Kampmeier pour Denoyer-Geppert. Eleanor Sweezey vient quant à elle d’entrer en fonction au Queen Mary’s Veterans’ Hospital. Elle décrira cette assemblée de l’AMI comme l’un des événements les plus marquants de sa vie professionnelle. C’est la première fois qu’elle se sent faire partie d’une communauté professionnelle respectée.
L’AMI se donne pour mission de définir des normes professionnelles, de promouvoir le rayonnement de l’enseignement visuel en médecine et de renforcer sa légitimité auprès du corps médical. Ses membres adoptent une constitution et des critères d’admission clairs. À partir de 1950, une éducation formelle sera requise, mais les premiers membres sont admis sur présentation d’un CV et d’un portfolio à évaluer.
L’une des contributions les plus durables de l’AMI a été sa revue. Intitulée Graphics à ses débuts, elle devient plus tard The Journal of the Association of Medical Illustrators. La publication offre un espace pour partager les recherches, développer les techniques et promouvoir la profession.
L’Association of Medical Illustrators a non seulement établi des principes directeurs pour les femmes exerçant leur profession de façon isolée, mais elle leur a aussi procuré un sentiment d’appartenance et une plus grande visibilité.

